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NIEVRE

[Article mis en ligne le 02-09-2020]

Foire Ovine

Une édition de très bonne facture

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Julien Meloux, employé au lycée agricole de Charolles, vainqueur du concours sur ascendance.
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Amandine Fénéon-Dutrion, l'une des seules éleveuse de la Foire, est ravie de pouvoir enfin proposer ses béliers aux acheteurs.
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Un marché de producteur a permis aux visiteurs présents de repartir avec des produits locaux.
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313 béliers provenant de 33 élevages ont été présentés à Decize
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Maxime Albert, de l'élevage Albert en Texel. Ces derniers sont satisfaits de leur foire même si le marché des reproducteurs n'est pas aussi dynamique que d'habitude.
La 43ème Nationale des Reproducteurs Ovins de Decize s'est déroulée mardi 18 août avec un plateau beaucoup plus relevé que les éditions précédentes. Le nombre d'animaux présenté a prouvé une nouvelle fois l'importance et de l'attente des éleveurs pour ce rendez-vous
313. C'est le nombre de béliers présents à cette 43e Foire Nationale des Reproducteurs Ovins de Decize. Un chiffre qui dépasse largement les moyennes des années précédentes où sur les dix dernières années 230 béliers ont été présentés en moyenne. « C'est bien la première fois que l'on atteint un tel effectif. Cela s'explique en autre par l'annulation des concours et des foires ovines des départements limitrophes. Les éleveurs ayant fait du report de ventes de reproducteurs, avaient besoin de se retrouver à Decize » estime Christophe Rainon, conseiller ovins à la Chambre d'Agriculture et membre du comité d'organisation de la foire. Pour faire partie des éleveurs exposants à Decize, il faut absolument être adhérent au contrôle de performance. « Un gage de qualité génétique des cheptels » selon les organisateurs. Fait notable également cette année c'est le nombre de race présente : 9 dont 3 nouvelles à savoir Hampshire, Southdown et Texel Belge. Ces animaux ont été représentés par des 33 éleveurs venus principalement de la Nièvre, et de Saône-et-Loire. Une foire ovine ce n'est pas seulement de la présentation, c'est avant tout l'occasion de faire du commerce. Là aussi, les acheteurs ont été au rendez-vous avec pas moins de 82 ventes réalisées dans la matinée contre 70 en moyenne entre 2008 et 2018. « Il faut souligner que nous avons un nombre important d'acheteurs qui sont venus des départements limitrophes parmi lesquels nous retrouvons des fidèles de la foire de Decize. Cela valorise notre travail et nous encourage à poursuivre dans cette voie. Dans le détail, nous avons des acheteurs de Côte-d’Or, de l'Yonne de l'Allier et même du Gers » détaille Christophe Rainon. En parallèle de ces ventes, un concours sur ascendance a eu lieu où le Lycée de Charolles s'est une nouvelle fois distingué en mouton charollais (voir classement complet dans l'encadré). Enfin, un marché de producteur a permis aux visiteurs présents de repartir avec des produits locaux. La restauration a, elle, été assurée par la Ferme Desrues.

La parole aux éleveurs.

Cette bonne édition 2020 ne doit pas cacher les difficultés de la filière en particulier cette année, où le covid s'est invité à la sécheresse devenue malheureusement habituelle. Parmi les éleveurs rencontrés, certains ne cachaient pas leur satisfaction de pouvoir enfin présenter et vendre leurs reproducteurs. C'est le cas d'Amandine Fénéon-Dutrion, installée depuis trois ans à Azé en Saône-et-Loire avec 180 mères charollaises. « Habituellement, je vends environ 50 agneaux et 50 femelles par an, essentiellement en Foire. Cette année avec le Covid, je n'ai pas pu me rendre Bussiere-Poitevine en Haute-Vienne et Saint-Benoit-du-Sault dans l'Indre qui sont mes deux plus grosses foires de l'année. Sachant qu'en moyenne, je vends environ 10 agneaux par foire, ces annulations ont des incidences économiques. Pour vous donnez une idée, un agneau vendu en foire me revient à 350 euros, mais si je le vends en boucherie il passe à 130 euros. D'où l'importance de participer à ce type de foire. Désormais, j'espère que mes brebis vont saillir car avec les fortes chaleurs ce n'est pas gagné » nous a-t-elle confiés. La sécheresse se ressent aussi avec des races très herbagères comme le Texel, c'est que nous a confiés Olivier Albert de Mars-sur-Allier : « C'est difficile car nos animaux sont à l'herbe une bonne partie de l'année. Du coup, nous devons compenser avec de l'enrubannage et de l'aliment que l'on achète en plus. Sur le plan du commerce nous avons fait une bonne foire à Decize, où les prix sont assez corrects : 550 euros pour un antenais inscrit et 400 euros pour un agneau de l'année. Malgré tout, on sent que le marché du reproducteur est calme, les acheteurs attendent vraiment la dernière minute. C'est vraiment une année particulière » estime Olivier Albert.

TM

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