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YONNE

[Article mis en ligne le 29-07-2020]

Moissons

Une perte de 20 % en blé par rapport aux dernières années

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Selon Ruzé, la moisson 2020 va avoir des conséquences directes importantes pour les agriculteurs, notamment sur l’aspect financier.
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Une perte de 20 % en blé est à noter cette moisson par rapport aux moyennes des cinq dernières années.
Depuis plusieurs semaines, un tour d’horizon des moissons 2020 est fait. Tous les acteurs interrogés sont unanimes : la récolte de cette année est mauvaise. Avec notamment une perte de 20 % en blé par rapport aux moyennes des cinq dernières années.
Cette année encore est marquée par une grande hétérogénéité au niveau des moissons. «C’est toujours le cas, mais je crois que cette année bat tous les records à ce niveau», lance Sophie Ruzé, présidente du négociant Ruzé. «Si on prend les extrêmes dans les parcelles, en blé on va de 10 q/ha à 100 q/ha. Si l’on veut faire des moyennes, cela devient plus compliqué. Certains vont être à 40 q/ha de moyenne, d’autres à 80 q/ha de moyenne», poursuit-elle.
Alors, comment expliquer cela ? Le manque d’eau entre avril et mai sur l’ensemble du département n’est pas étranger à ce phénomène. «Sur les terres où il y avait des réserves hydriques, on a gardé un certain potentiel même si tout a été affecté. Les terres très séchantes ont souffert», explique Sophie Ruzé. «La pluie du mois de juin qui a servi à certains au remplissage des épis et des grains, et qui permet d’avoir une bonne qualité au final, n’a pas compensé le manque d’eau dans les petites terres. Lorsque l’on regarde les récoltes en blé, on est à près de 20 % de moins par rapport aux moyennes des cinq précédentes années», assure la présidente de l’entreprise Ruzé.

Une moyenne à 50 q/ha pour les orges d’hiver
Quant aux orges d’hiver ? «On a de très mauvais rendements», répond Sophie Ruzé. «Le manque de pluie a affecté encore plus les orges d’hiver que les blés. Elles étaient à un stade très sensible et plus avancé, car chronologiquement on commence par semer les orges d’hiver».
Pour autant, une autre problématique explique ces mauvais rendements : celle des pucerons à l’automne. «Ils donnent la virose, une maladie qui affecte directement le rendement. On peut observer des rendements qui tombent à 20 q/ha à cause de cela. On voit clairement la différence entre les champs qui ont été traités et ceux qui ne l’ont pas été», détaille Sophie Ruzé.
La moyenne en rendements se situe «à un petit 50 q/ha», avec toujours une hétérogénéité. «Mais personne ne fait de record cette année sur les orges d’hiver», précise-t-elle. «Il y a moins d’écart entre les bonnes et les mauvaises terres sur les orges que sur les blés».
Si les rendements ne sont pas là, la qualité semble plutôt répondre présente en orges d’hiver. «Il y a le calibrage qu’il faut, ce qui n’est pas toujours le cas. Et les taux de protéines sont globalement satisfaisants», assure Sophie Ruzé.

Toutes les cultures touchées par le manque d’eau
Et quand est-il des pois ? «Ils ne vont pas relever les moyennes», affirme Sophie Ruzé. «Les pois sont très sensibles à la chaleur et au manque d’eau. On voit des rendements à 20 ou 30 q/ha. C’est loin de ce qu’il faudrait pour que les agriculteurs puissent gagner leur vie». Des rendements toujours aussi mauvais en ce qui concerne les orges de printemps.
Une mauvaise moisson qui va avoir des conséquences directes significatives pour les agriculteurs. «C’est une perte de revenu sèche avec des niveaux d’investissements qui eux n’ont pas baissés. Ils vont faire moins de chiffre d’affaires. Ils auront dans certains cas du mal à payer leurs charges. Et on ne parle même pas de réussir à se payer», confie la présidente de Ruzé. «Même avec les assurances, cela ne compensera pas toutes les pertes».
Un besoin en eau est vital lors des prochaines années afin de ne pas revivre de telles moissons. «Que ce soit les cultures d’hiver ou les cultures de printemps, tout a été affecté par le manque d’eau. Et il n’y a pas beaucoup d’alternative pour contrer cela», conclut Sophie Ruzé.

Christopher Levé

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