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NIEVRE

[Article mis en ligne le 29-07-2020]

Fenaison

Une année à oublier

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Photo prise le 10 avril en prairie permanente.
La Chambre d’agriculture vient de faire le bilan de la campagne de fourrage 2020. Une année précoce qui ne va pas donner de rendement exceptionnel.
«Nous avons vécu un printemps très précoce, plutôt doux voire chaud en mars et avril. Sur certains secteurs, les agriculteurs avaient terminé leur récolte de fourrage dès le 1er juin. Cette précocité s’explique par des températures supérieures à la normale. Les 1 200 °C cumulés ont été atteints au 20 mai alors que depuis plusieurs années ce pic se situe plutôt début juin. Tout en sachant que ce cumul de températures correspond au stade de floraison des graminées fourragères, ce qui donne un foin de valeur alimentaire moyenne. De plus la pousse mesurée au printemps (mars et avril) était souvent comprise entre 30 et 60 kg de MS/ha et par jour, ce qui est très faible (manque d’eau, gel de début mai). C’est ce qui explique les mauvais rendements en foin. Habituellement au printemps en pleine période de pousse on peut espérer des productions d’herbe de l’ordre de 200 kg de MS/ha/jour, ce qui n’a pas été le cas cette année. La pluviométrie du printemps est également à souligner : seulement 100 à 150 mm en trois mois sur la période mars, avril et mai avec un mois d’avril particulièrement sec avec simplement 30 mm» explique Charles Duvignaud, conseiller élevage à la Chambre d’agriculture. «Nous avons enchaîné derrière cette période de fortes chaleurs, trois semaines de pluies entre fin mai et le début du mois de juin qui ont reporté certains chantiers à la deuxième quinzaine de juin. Le problème c’est qu’il y avait certes plus de rendements mais la qualité était médiocre. Au final, nous estimons les pertes de manière générale entre 20 et 50 %, le secteur le plus touché étant le Morvan. De manière générale, nous sommes entre 60 à 70 % du rendement moyen des dernières années voire moins par endroits» ajoute le conseiller élevage.

De peur de se retrouver dans une situation de pénurie comparable aux deux années précédentes, certains éleveurs ont décidé d’utiliser des parcelles destinées à la fauche pour faire pâturer leurs bêtes.

L’affouragement a d’ailleurs déjà débuté dans la quasi-totalité des zones d’élevages. Par ailleurs, la sécheresse du printemps de ces fortes chaleurs est visible à l’œil nu : certaines doses d’azote n’ont pas pu être valorisées et sont restées en l’état dans la parcelle. Dans les sols superficiels, les deux années de sécheresse et le surpâturage ont laissé des traces. La priorité désormais va être de rénover les parcelles et de trouver un compromis entre apport suffisant d’aliment dans un contexte de stock faible.

Quelles dérobées implanter en fin d’été ?
Il est désormais trop tard pour les implantations de dérobées de type moha, sorgho, millet, maïs. S’il est trop tard pour semer ces espèces,  d’autres cultures, non gélives, peuvent être cultivées en fin d’été afin de pallier les éventuels déficits fourragers.

Le colza fourrager est par exemple à semer à partir de début août, à une densité comprise entre 6 et 8 kg/ha pour une exploitation uniquement par le pâturage. Il est possible d’associer le colza fourrager à un ray-grass italien (4 kg de colza + 15 kg de RGI). Ensuite, il existe le Ray-grass italien alternatif : en pur (20 kg/ha pour les variétés diploïdes, 25 kg/ha pour les variétés tétraploïdes) ou associé à un trèfle incarnat (15 kg de RGI + 12 kg de trèfle). Pour obtenir un maximum de rendement à l’automne, la Chambre d’agriculture préconise de choisir des variétés très alternatives (= à épiaison rapide). Il est préférable désormais d’attendre le 15 août car se sont des cultures sensible à la chaleur et au manque d’eau. L’utilisation est par ailleurs possible en fauche ou pâturage. Enfin, pour l’avoine de printemps : exploitation
préférentiellement en fauche, pâturage possible. Elle peut-être semée en pur (90 kg/ha) ou associée à de la vesce (50 kg d’avoine + 40 kg de vesce). C’est une céréale facile à implanter, qui pousse rapidement et concurrence ainsi les adventices.

Théophile Mercier

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