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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 29-07-2020]

Abreuvement des bovins

Une solution tombée du ciel

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Près de 30 000 litres sont transportés tous les deux jours aux animaux, dans les périodes les plus critiques de l’été.
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Ludovic Lelong, dans le canton d’Arnay-le-Duc, va utiliser l’eau ruisselant sur le toit de son bâtiment pour abreuver ses bovins.
Un éleveur partage ses motivations à investir dans une citerne qui récupère l’eau de pluie.
La sécheresse de 2019 aura été l’épisode de trop pour Ludovic Lelong, agriculteur à Champignolles : «J’ai trop galéré dans l’abreuvement des bêtes, il fallait faire quelque chose pour me faciliter la tâche, cela faisait un petit moment que j’y réfléchissais. Je passe déjà beaucoup de temps à emmener de l’eau aux vaches sur mon parcellaire très morcelé, réparti sur 13 communes». Ce jeune homme de 35 ans a décidé d’investir dans une citerne qui se remplira à l’eau de pluie, pour gagner du temps, de l’argent et de la sécurité dans ses approvisionnements : «avec cet équipement en forme de poche souple, je devrais toujours me rendre dans les prés concernés pour abreuver les animaux, mais je n’aurai plus à aller chercher de l’eau en amont, dans les quelques endroits où il en reste. Un de mes rares puits qui alimente encore nécessite presque une journée entière pour remplir une tonne de 4 000 litres… Ce n’était plus possible de continuer ainsi. La poche que je vais faire installer à proximité de mon bâtiment sera en hauteur, il devrait y avoir une pression suffisante pour assurer un remplissage relativement rapide de la tonne à eau. En conséquence, j’utiliserai beaucoup moins de gazole pour me déplacer et pomper. Ma facture d’eau du réseau est en augmentation depuis deux ans : des économies seront permises avec ce dispositif qui devrait être vite amorti».

Subvention du Département
L’installation de Ludovic Lelong devrait être mise en place courant septembre. À cause du coronavirus celle-ci n’a pas pu l’être avant le début de l’été : «c’est bien dommage mais c’est ainsi. Cela aurait pu m’aider en conséquence durant cette période qui s’annonce encore très sèche. Par chance, j’alimente et abreuve les animaux aux prés avec plus d’un mois de retard par rapport à l’an passé, c’est déjà ça». Une contenance de 200 m3 a été retenue pour la citerne : «j’ai contacté la Chambre d’agriculture pour quelques conseils et j’ai appris que cet équipement pouvait faire l’objet d’une aide du Conseil départemental. La Chambre se charge du dossier, c’est une satisfaction. Une autre bonne surprise vient du coût initial de cette citerne, qui ne dépasse que très légèrement les 2 000 euros, je m’attendais à un prix plus important». Ludovic Lelong dispose d’une toiture conséquente pour récupérer son eau : «la surface au sol est de 500 m2, le système de chéneaux viendra jusqu’à la cuve. Je connais un éleveur qui a une poche de 10 m3 qui se remplit avec seulement 4 mm de précipitations, sachant que sa toiture est du même type. J’ai tout de même intégré l’achat d’un surpresseur dans mon devis, au cas où la réserve ne se remplisse pas intégralement toute seule. Cette eau me servira aussi pour abreuver les bêtes durant l’hiver, sous le bâtiment, dans lequel il me manque un peu de pression. Ce n’est pas l’objectif premier mais cette installation peut aussi servir de réserve en cas d’incendie». L’éleveur va faire installer, par la même occasion et sur le même principe, une cuve enterrée de 10 m3 pour le nettoyage de ses différentes machines.

Aurélien Genest

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