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YONNE

[Article mis en ligne le 08-07-2020]

Viticulture

Des stations météo pour faciliter la tâche des vignerons

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( Crédit photo : Chambre d’agriculture de l’Yonne ) Des stations météo que l’on trouve de plus en plus en agriculture également.
Depuis mars 2019, la Chambre d’agriculture de l’Yonne a créé un réseau permettant aux vignerons adhérents du département d’avoir accès à diverses informations (pluie, humidité de l’air, température, vent...) recueillies par des stations météo, afin d’améliorer la manière de travailler et optimiser les interventions dans les vignes aux moments les plus propices.
Certains ont peut-être remarqué ces stations météo qui garnissent les parcelles viticoles ces derniers mois dans l’Yonne. Rassurez-vous, elles ne sont pas là pour la décoration. Elles ont plutôt un intérêt non négligeable pour le travail des vignerons. «Elles permettent de leur mettre à disposition des informations quasiment en direct», indique Guillaume Morvan, conseiller viticole à la Chambre d’agriculture de l’Yonne. «La mise à jour des informations se fait toutes les quinze minutes. Le gros intérêt, c’est que ce sont des stations relativement peu chères (environ 400 €, ndlr) et dont l’accès à l’information est très facile via une application sur smartphone».
En mars 2019, la Chambre d’agriculture de l’Yonne a créé un réseau de stations mécaniques connectées «qui intègre pour moitié des stations que des vignerons avaient déjà acheté de leur côté, et pour autre moitié, des stations achetées par la Chambre, pour «boucher les trous » qui existaient entre les stations existantes», explique Guillaume Morvan. «Aujourd’hui, il y a environ 120 stations météo dans le département. Essentiellement dans le chablisien, l’auxerrois et le tonnerrois. Globalement, cela représente une station pour 70 ha».
Les vignerons qui avaient déjà en leur possession des stations météo ont intégré le réseau, en les mettant à disposition de l’ensemble des adhérents, qui peuvent accéder au réseau via un abonnement annuel. «Il y a 140 vignerons qui sont abonnés, soit environ un tiers des vignerons du département».

Des données sur les températures, l’humidité et le vent
Alors, quelles informations peuvent transmettre les stations météo ? «Il y a différents types de données reçues», répond Guillaume Morvan. «La pluie, l’humidité de l’air et la température, pour les principales. Cela représente 108 des 120 stations météo».
Les températures recueillies servent essentiellement au moment gelées. «L’humidité peut servir au moment des traitements pour savoir si les conditions climatiques sont favorables ou non au traitement». Quant aux pluviométries ? «Elles permettent de savoir l’importance des épisodes de contamination, s’il est nécessaire ou non de renouveler la protection, par exemple. Les données de pluies servent, durant tout le reste de la campagne, pour gérer la protection phytosanitaire», détaille Guillaume Morvan.
D’autres stations météo sont aussi présentes dans les parcelles. «Il y en a dix pour le vent. C’est utilisé par les vignerons pour savoir s’ils peuvent ou non aller traiter, pour gérer la dérive des produits phytosanitaires et la qualité de la pulvérisation», continue le conseiller de la Chambre. «Il y a aussi deux capteurs d’humectation de feuilles, que nous avons mis en test cette année. Cela permet de connaître la présence d’eau à la surface des feuilles (la rosée). Ce qui permet de mieux guider les traitements des viticulteurs ou de savoir quand est-ce qu’ils peuvent commencer à vendanger car pour cela il faut attendre que les grappes aient séché».

Des stations météo aussi pour les agriculteurs
Guillaume Morvan l’assure, «les stations météo améliorent grandement la manière de travailler, notamment pour les vignerons qui ont des parcelles disséminées sur plusieurs communes. Depuis que nous avons mis en place ce réseau de stations météo, nous voyons très bien l’hétérogénéité des pluies que l’on peut avoir d’une vallée à l’autre. Sur les pluies tombées il y a deux semaines, nous avons eu d’une manière générale 8 à 12 mm d’eau dans le vignoble, sauf sans un secteur (la moitié sud de Chablis, le nord de Courgis et le nord de Chichée) où il y a eu 20 mm d’eau », développe-t-il. « Cela permet de savoir aussi où les viticulteurs peuvent aller, car s’il y a eu trop d’eau dans une parcelle, le travail ne pourra pas être fait correctement».
Des stations météo qui arrivent également dans les parcelles agricoles. «Actuellement, nous sommes en train de travailler pour utiliser les stations météo également pour les agriculteurs. Certains se sont déjà équipés et sont dans le réseau, même s’ils sont très minoritaires. Mais nous sommes en train de commencer à travailler avec eux pour développer le réseau pour les agriculteurs», affirme Guillaume Morvan. Cela pourrait notamment aider les agriculteurs pour gérer encore plus précisément les semis et les traitements, entre autres.

Christopher Levé

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