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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 18-06-2020]

élevages ovins

Appel à la vigilance

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La teinture d’iode, une bonne solution pour désinfecter les plaies dues aux myiases.
Les myiases ovines sont particulièrement précoces et nombreuses cette année dans le département.
Ces dermatoses, dues à des lésions causées par le développement de larves de mouches sur leurs hôtes, se manifestent visiblement bien plus tôt que d’accoutumée. «Les cas sont nombreux cette année et peuvent aller jusqu’à la mort», fait remarquer Aurore Gérard, conseillère à la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or, «mes collègues des autres organismes font le même constat et alertent les éleveurs. Nous pensons que cela est dû à la météo que nous avons, l’année 2020 est très en avance. Les mouches responsables de cette maladie ne sont pas en retard, elles non plus». Aurore Gérard appelle les éleveurs à la plus grande vigilance sur leurs animaux, aussi bien les brebis que les béliers et les agneaux : «pour limiter les souillures et l’impact des myiases, des éleveurs ont tondu leurs animaux en avance. C’est l’une des démarches à suivre. Il faut bien inspecter tous les ovins, dès lors qu’il y a des présomptions d’attaques de mouches. Un éleveur dans le secteur de Pouilly-en-Auxois qui venait de tondre m’a récemment informée qu’une quinzaine de ses ovins avaient été touchés… Surveillez très régulièrement les animaux, notamment ceux qui présentent des souillures. En cas d’attente, tondez loin autour de la plaie, jusqu’à la laine propre, enlevez tous les asticots à la pince, nettoyez, désinfectez et séchez très minutieusement les plaies jusqu’à guérison. Des solutions allopathiques ou alternatives existent pour limiter les attaques. Rapprochez-vous de votre vétérinaire traitant pour qu’il vous propose un traitement préventif».

Ça va très vite
Benoît Saussier, éleveur de 140 brebis Île de France et Charollaises à Étormay près de Baigneux-les-Juifs, déplore actuellement deux agneaux très affaiblis : «ils ont perdu beaucoup de poids, je ne sais pas s’ils vont s’en remettre. Tout est allé très vite, je les ai lâchés un matin et tout allait très bien. Dans la soirée, j’ai aussitôt remarqué que quelque chose ne tournait pas rond. Les myiases sont facilement détectables. Il faut être aussi vigilant sur la laine, où peuvent se développer beaucoup d’asticots». L’éleveur de la haute Côte-d’Or tond systématiquement ses brebis, très tôt au printemps, pour éviter ce type de maladies : «les myiases, nous n’en avons pas tous les ans, fort heureusement. L’année dernière déjà, il faisait chaud mais il n’y a pourtant pas eu le moindre problème. Ce phénomène semble difficile à expliquer. La dernière fois que j’en ai eu dans mon élevage, c’était il y a cinq ans sur des béliers Mérinos précoces. Je ne sais pas s’il existe une solution miracle pour s’en débarrasser. Personnellement, j’utilise des antibiotiques».

Aurélien Genest

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