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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 18-06-2020]

Retenues d’eau

«La bonne idée de notre ministre»

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En plus de leur utilité agricole, les retenues d’eau sont bénéfiques à la biodiversité.
Un chercheur côte-d’orien - également agriculteur - souligne la nécessité de créer des retenues d’eau. Il y va de la «survie de notre agriculture et plus largement de celle de notre ruralité».
Face aux sécheresses récurrentes, le gouvernement par la voix de son ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, a proposé en milieu d’année 2019, d’autoriser la mise en place d’une «soixantaine» de retenues d’eau sur le territoire pour lutter contre la sécheresse.

Alors que l’été 2020 s’annonce sec, les discussions se poursuivent avec des écologistes qui font largement «barrage». «La mise en place de retenues d’eau sur les réseaux hydrographiques secondaires, comme les ruisseaux, est pourtant une excellente idée» affirme Vincent Chaplot, hydro-pédologue de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et spécialiste des mouvements de l’eau et des éléments issus des sols (sédiment, carbone, nutriments) dans les paysages. Cet exploitant agricole basé à Époisses se justifie : «les petits barrages permettent tout d’abord d‘écrêter les crues des rivières qui sont de plus en plus fréquentes, cela limite les dommages sur les ouvrages comme les ponts, les routes, les habitations et même les accidents aux personnes». Philippe Tardit, lui aussi agriculteur à Époisses, est un ancien draineur et rappelle pour sa part que «nous avons largement drainé nos sols dans les années 1980-1990 pour évacuer les excès d’eau. Aujourd’hui, c’est au manque d’eau auquel nous faisons également face. L’eau drainée durant les périodes humides pourrait être stockée pour être ensuite restituée au sol lors des sécheresses de façon à assurer de nombreux bénéfices».

Réponse aux réticents
Vincent Chaplot indique que de nombreuses études internationales s’intéressent à ce sujet, pleinement d’actualité : «les retenues d’eau qui accentuent le temps de présence de l’eau en amont des bassins-versants permettent également de recharger les nappes pour une meilleure alimentation des cours d’eau en été. Elles assainissent aussi les eaux de surface souvent turbides et chargées en nutriments et en pesticides. Enfin, les retenues fournissent l’eau nécessaire aux animaux et aux sols pendant les périodes sèches pour produire des denrées alimentaires et énergétiques et assurer le bon fonctionnement de nos sols sur la durée. D’autres pays se sont déjà largement engagés dans cette voie. Les imiter en va de la survie de notre agriculture et plus largement de celle de notre ruralité». Quant aux réticences des écologistes pour lesquels ces réserves artificielles seraient «contre-productives», Vincent Chaplot se veut rassurant : «l’assèchement des cours d’eau vers l’aval est souvent invoqué mais il correspond à des cas rares où les retenues sont implantées sur des cours d’eau principaux, ce qui n’est pas souhaitable. Quant aux immenses bénéfices pour la biodiversité, une image vaut mille mots».
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