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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 18-06-2020]

Inédit

Une présidente pour le cassis de Dijon

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Première femme présidente du Syndicat des fabricants de cassis de Dijon, Claire Briottet va devoir se battre sur le front de la protection de l’appellation.
C’est inédit dans l’histoire du Syndicat des fabricants du cassis de Dijon : Claire Briottet est la première femme à en assumer la présidence. D’importants dossiers l’attendent.
Depuis le 12 juin, le Syndicat des fabricants de cassis de Dijon a à sa tête une présidente. Et le féminin résonne ici comme une petite révolution : c’est la première fois, depuis 1945 et la création du syndicat, que ce cas de figure se présente. Claire Briottet a donc été élue au terme de l’assemblée générale du syndicat, début juin. Elle codirige depuis 2014, avec son frère, Vincent, la Maison Briottet. Aux commandes du syndicat, Claire Briottet a pris la succession de François Battault (Maison Gabriel Boudier). Diplômée en gestion, finances et comptabilité, et d’une école de commerce avec une spécialisation entrepreneuriat, elle a tout d’abord fait ses armes dans la grande distribution avant de rejoindre l’entreprise familiale en 2010, où elle a, dans un premier temps, comme son frère, évolué au sein des différents services. Une progression par étapes qui l’a conduite à la codirection de l’entreprise. Elle est plus spécifiquement en charge des volets marketing, finances et développement commercial.

Contexte particulier
Engagée depuis 2014 au sein du Syndicat des fabricants de Cassis de Dijon, elle en assure désormais la présidence tournante, dans un contexte particulier pour la filière, au sortir de la crise du Covid-19 et alors que le contexte européen et international nécessite une forte mobilisation des acteurs pour préserver les intérêts de cette dernière. Deux dossiers sont en effet particulièrement prenants pour le syndicat à l’international. Le premier consiste à se mobiliser pour défendre la qualité définie par un cahier des charges sans compromis, promouvoir la marque «Dijon», l’Indication géographique (IG) «Cassis de Dijon», la territorialité de la fabrication des spiritueux, et la prévenir contre une concurrence externe bien réelle.

En effet, en février dernier, l’Inao a alerté le syndicat sur un dépôt de la marque «Dijon» en cours, en français et en chinois, dans la classe correspondant aux vins et spiritueux, et ce par une entreprise chinoise. Cette démarche menace ainsi directement l’IG «Cassis de Dijon», mais questionne également sur la protection et l’usage commercial du nom Dijon.
Le syndicat est depuis lors mobilisé auprès des élus et autorités compétentes pour empêcher ce dépôt et s’est pourvu en justice à cette fin. Le maire de Dijon, François Rebsamen, a, suite à l’alerte du syndicat, saisit le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation de ce dossier. Le Syndicat des fabricants du cassis de Dijon envisage de formuler une demande pour que l’IG Cassis de Dijon puisse être inscrite en tant qu’IG protégée en Chine.

Risque anticipé
Au regard de ce constat et de cet événement, le syndicat a anticipé un nouveau risque et s’est particulièrement mobilisé vis-à-vis du Japon, où la Crème de Cassis de Dijon est particulièrement présente, en tant que première liqueur internationale vendue dans le pays (2,5 millions de bouteilles / an vendues au Japon, sachant que la production de Cassis de Dijon correspond à 8,5 millions de bouteilles / an au global). Le syndicat s’est notamment engagé pour obtenir l’inscription de l’IG «Cassis de Dijon» dans la liste complémentaire des IG européennes à venir dans le cadre de l’accord de libre-échange entre l’UE et la Japon.

Une première étape a été franchie en ce sens en avril où, sur initiative de l’Inao, et après sollicitation du syndicat, l’IG «Cassis de Dijon» a été proposée par la Commission européenne pour être inscrite et protégée au sein de la liste de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Japon. Cette demande de reconnaissance doit encore être acceptée par le Japon, et le syndicat s’engage ainsi pleinement pour faire aboutir cette dernière. Pour Claire Briottet «ce mandat, qui m’honore, sera placé sous le double signe de la défense et de la promotion de la filière. Nous n’oublierons pas nos objectifs et engagements primordiaux auprès des producteurs, dont nous aurons certainement l’occasion de reparler au début de l’été lorsque nous aurons davantage de visibilité sur la récolte. Mais ce qui est certain, c’est qu’il nous faudra plus que jamais, dans un contexte international particulièrement agressif, nous mobiliser résolument pour défendre nos valeurs, notre image et la qualité, la plus-value de nos produits Made in Dijon dans le monde entier. C’est un défi majeur pour la filière, que nous sommes collectivement prêts à relever, et qui nous a d’ailleurs beaucoup occupé durant le confinement».

Berty Robert, d’après communiqué

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