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[Article mis en ligne le 13-05-2020]

Élevage

«Je voulais me faciliter le travail»

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Théophile Mercier
Sylvain Pilon est éleveur sur la commune de Marzy. Depuis son installation en 2005, il a cherché la facilité de travail en privilégiant notamment la race Hereford. Il nous explique ses choix.
Ne pas être esclave de ses bêtes. Voilà en quelque sorte la philosophie de Sylvain Pilon, éleveur à Marzy. Ce dernier s’est installé sur la commune en 2005 avec 70 ha et quelques vaches charolaises. «Mon souci lors de mon installation était de ne pas trop perdre de temps dans le pansage de mes animaux. Étant aussi employé municipal dans la commune, je ne peux pas me permettre d’être derrière mes bêtes sans arrêt. J’ai donc dès le début réfléchi à acheter une autre race en plus de mes charolaises». En 2007, Sylvain Pilon fait donc l’acquisition de vaches salers qu’il croise avec ses charolaises.
«L’avantage des salers c’est qu’elles ont des aptitudes aux vêlages faciles. Le seul problème avec elles, ce sont leurs cornes et leur sang chaud. Ce n’est pas évident de les maîtriser tout seul, d’autant plus que mes parcelles sont réparties sur une trentaine d’îlots. Il me fallait donc une race plus docile» estime l’éleveur. Après plusieurs années de recherches, Sylvain Pilon trouve un cheptel de Hereford à vendre dans le Maine-et-Loire, qu’il achète sans hésiter en janvier 2019. «Par rapport aux autres races que je connais, c’est le jour et la nuit. Elles sont très calmes et très dociles. Par ailleurs, les Hereford sont peu gourmandes en fourrage. Pour le moment, je n’ai pas encore de recul sur les bénéfices financiers que peuvent m’apporter les Hereford, néanmoins j’ai constaté des vêlages plus faciles et les veaux se débrouillent tout seuls pour aller sous la mère» détaille le pluriactif.

Objectif : faire plus de rotations de bêtes
Avec son cheptel de Hereford, l’objectif de Sylvain Pilon est d’avoir des bêtes engraissées rapidement (entre 18 et 24 mois) pour faire des bêtes de viande quitte à diminuer légèrement le poids de carcasse entre 360 et 380 kg de carcasses.
Il souhaite ainsi mettre en place une rotation des bêtes plus importante qu’aujourd’hui. En parallèle, l’éleveur va aussi engraisser des mâles salers pour en faire des bœufs et des taureaux en fonction de la demande. «À terme, mon objectif est de transformer l’ensemble de mon atelier bovin vers la race hereford.Étant installé en milieu urbain, je n’ai qu’une peur c’est que mes bêtes se sauvent à chaque fois. Au moins avec cette race, je serais tranquillisé. C’est aussi pour cette raison que je me suis décidé il y a trois ans à convertir l’exploitation vers l’agriculture biologique» estime-t-il. En attendant que ses Hereford soit prêtes, l’éleveur s’est lancé dans la vente directe en proposant des colis de caissettes croisées salers-charolais. Au printemps prochain, c’est également un poulailler mobile, d’une capacité de 200 poules qui devrait voir le jour.

Contact : Sylvain Pilon, Tél. 06 60 49 00 86

Théophile Mercier

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