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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 07-05-2020]

Sécheresse

En quête de solutions

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Vue aérienne d’une parcelle d’orge d’hiver.
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Les élevages redoutent une nouvelle sécheresse de grande ampleur et tentent de s’y préparer. Exemple à Poiseul-la-Ville.
Le Gaec du Paradis, ferme de polyculture-élevage lait Époisses près de Baigneux-les-Juifs, se livre à plusieurs petits travaux pour tenter de limiter les impacts d’une nouvelle année de sécheresse. Une source dans un pré a été récemment entretenue pour abreuver le plus longtemps possible les bovins durant la saison estivale, d’autres points d’eau ont été soigneusement aménagés pour faciliter l’accès aux animaux. Les éleveurs se sont également livrés à une plantation de 100 m de haie coupe-vent près d’une pâture de leurs vaches montbéliardes. « Pour juger les effets de cette dernière action, il faudra bien sûr attendre encore quelques années… L’idée est de limiter l’impact du vent sur une prairie située au plus haut du village et exposée plein sud, qui est très sensible à la sécheresse lors des coups de chaud récurrents du mois de juin », indique Max Seguin. « Il n’y a pas de recette miracle face à la sécheresse. Si quelqu’un en a une, nous sommes bien évidemment preneurs ! », fait remarquer le jeune éleveur, « cela fait dix ans que je suis installé et là, nous ne savons plus comment faire. Un autre exemple : tout le monde ou presque dit qu’il ne faut plus faire de maïs, qu’il faut agrandir les surfaces en herbe à leur détriment. C’est ce que nous faisons mais cette année, les rendements en herbe vont être divisés par deux dans notre secteur. En termes de stocks, nous ne serons pas plus avancés… ».

Vers de maigres récoltes
Un méteil triticale-pois-vesce testé par l’exploitation de Poiseul s’est retrouvé « calciné sur pied » et ne donnera rien lors de cette campagne. Les exploitants veulent retenter leur chance avec du sorgho, du trèfle d’Alexandrie et du maïs. La semaine dernière, Max Seguin et son associé Adrien Soyer venaient de faucher 23 hectares dans différentes espèces, avec un rendement « d’à peine 5 bottes par hectare », soit la moitié des volumes espérés. « La paille risque de suivre la même tendance. Il n’y en aura certainement que très peu. Heureusement, nous en avons pour trois mois d’avance, mais ce n’est pas un luxe. Il va falloir une nouvelle fois courir un peu partout », ajoute Max Seguin, qui dresse un tableau déjà bien noir de ses grandes cultures : « j’ai bien peur que les rendements ne soient divisés par deux eux aussi… Les orges ont pris très cher avec l’absence d’hiver qui a été suivie de froid avec du gel, et du sec. On vient de photographier l’un de nos champs avec un drone : les trois quarts de la parcelle concernée sont fichus. Le blé, qui est quasiment en train d’épier, est très mal parti lui aussi, ce sera du cas par cas mais le mal semble être fait. Les pucerons, très nombreux, n’arrangent rien à la situation. Désormais, nous misons presque tout sur les cultures de printemps, à condition qu’il pleuve, bien évidemment ». À toutes ces problématiques s’ajoute celle des sangliers, encore très présents cette année dans ce secteur du Châtillonnais : « c’est très pénible et malheureusement récurrent… Certains viennent de défoncer une clôture autour d’un champ de maïs… ». Producteur de lait Époisses, Max Seguin est également impacté par la crise du coronavirus, avec une restriction de volumes de 5 % et une baisse de prix de 10 euros les 1 000 litres. « Tout va décidément très bien en ce moment », ironise le Côte-d’orien.

Aurélien Genest

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