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[Article mis en ligne le 01-04-2020]

Bio Bourgogne

Une visite riche en échanges

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La production de Thierry Martin est rémunératrice mais elle demande beaucoup de main-d’œuvre.
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Cette journée a permis aux visiteurs d’échanger à la fois sur la conduite de l’éleveur mais aussi sur des sujets d’actualité de la filière.
Le vendredi 6 mars, 15 agriculteurs et salariés agricoles se sont réunis sur la ferme biologique de Thierry Martin, à Savigny-Poil-Fol pour échanger sur le fonctionnement de son élevage bovin allaitant, et plus particulièrement sur la conduite de ses nombreux animaux à l’engraissement. Retour sur cette journée riche en échanges.
Thierry Martin élève 70 vaches charolaises et leur suite sur 166 ha, dont 90 % sont en prairies naturelles et temporaires. Son élevage se distingue par un grand nombre d’animaux engraissés et vendus dans la filière biologique. En effet, il engraisse 100 % des femelles nées sur la ferme, hors renouvellement, et quelques mâles, en bœufs de 3-4 ans ou en veaux de lait.
Afin de limiter la dépendance aux fluctuations saisonnières du marché, le choix a été fait d’étaler les sorties d’animaux gras sur l’ensemble de l’année. Pour cela, il y a deux périodes de vêlages : 1/3 à l’automne, et 2/3 en début d’année. La première période de vêlage est privilégiée pour les génisses et les meilleures vaches. Seules les vaches en vêlage d’hiver sont en monte naturelle.
Tous les animaux destinés au marché biologique ont un engraissement en deux phases avec une distribution croissante de céréales et de protéagineux. La durée de la première phase varie de 1 à 3 mois, et permet à Thierry Martin de «bien remettre en état les animaux». Durant la seconde phase, dite de « finition », et pendant 30 à 45 jours, les animaux ont jusqu’à 6 kg de mélange fermier et de maïs grain en période estivale, et jusqu’à 9 kg de mélange fermier, maïs grain et luzerne déshydratée en période hivernale. Cette conduite et les choix génétiques faits sur la ferme permettent d’obtenir, des vaches de réforme (7 ans ½ de moyenne) de 457 kgc et des génisses (36 mois en moyenne) de 402 kgc. La majorité des animaux sont classés R+3.
Les veaux de lait sont conduits, sous nourrices (vaches Normandes ou Montbéliardes) et en bâtiment sur aire paillée. Aucune complémentation ne leur est distribuée. «Cette production est rémunératrice, environ 7,50 €/kgc, mais elle est coûteuse en main-d’œuvre» concède le père de Thierry Martin. Les veaux, abattus entre 5 et 6 mois, atteignent un poids moyen de 143 kgc, avec une viande rosée claire (note 2).

Des retours d’expériences intéressants.
Pour les broutards, une complémentation en mélange fermier est distribuée, jusqu’à 4 kg par jour. L’éleveur explique que ce niveau de complémentation peut-être «anti-économique», à la vue de l’absence de valorisation en agriculture biologique, mais il en va de son «plaisir d’éleveur».

Hormis le thème de l’engraissement, l’ensemble des participants ont également échangé sur l’ajustement des rations au travers de la Méthode Obsalim®.
En lien avec le contexte économique de la viande bovine, l’intérêt des cinq années d’aides à la conversion pour mettre en place une valorisation des mâles sur la filière biologique, a également été abordé par les participants. Les débats se sont conclus par des retours d’expériences sur l’utilisation des plantes et d’huiles essentielles dans la gestion sanitaire globale du troupeau.

Damien Nicolas, Bio Bourgogne

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