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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 01-04-2020]

Élevage laitier

Réduire sa production sans pénaliser son potentiel

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Des vaches au foin et à l’eau.
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Les mesures prises pour enrayer la propagation du virus freinent actuellement la consommation et la distribution des produits laitiers. Certains industriels demandent aux éleveurs laitiers de réduire leur production en attendant que la situation se rétablisse. Quelles sont les solutions à court terme ?
Le confinement lié au COVID-19 a provoqué une chute des débouchés pour la restauration hors foyer (RHF) de 60 à 80 % et un arrêt des exportations de lait, notamment vers la Chine, principal importateur mondial de produits laitiers. À cela vient s’ajouter un changement dans les approvisionnements des GMS qui « boudent » les desserts lactés et les fromages « AOP » au profit de produits plus « standards » comme le beurre et le lait liquide.
Au total, les activités sont ralenties pour certaines entreprises de la filière laitière pour qui il devient difficile d’utiliser et d’écouler tout le lait collecté, d’autant plus que la production en élevage connaît une hausse saisonnière et structurelle sur notre bassin de production.
Dans ce contexte, certaines laiteries imposent aux éleveurs une baisse de production alors que d’autres les appellent à prendre leur responsabilité et à écrêter volontairement le pic de production. Les efforts demandés aux éleveurs sont de l’ordre de 10 à 20 % de baisse de production sur les mois d’avril et mai 2020.
Pour faire face à ces demandes, il existe plusieurs leviers qui peuvent être actionnés en fonction du volume de baisse souhaité et du délai de réponse attendu.
Parmi ces leviers, ceux relatifs à l’alimentation des vaches sont, à court terme, les plus efficaces et ont, d’après nos experts, le mérite d’être facilement réversibles, pour reprendre rapidement une production normale.

Réduire la quantité de concentrés…
Si la diminution de l’apport de concentrés est une solution efficace pour réduire la production laitière, elle a aussi l’avantage de réduire le recours aux tourteaux de soja et de colza dont les cours sont en train de flamber.
Cependant, l’effet d’une diminution des apports de concentrés sera plus ou moins important en fonction de la ration. Mais dans tous les cas, il faut continuer à maintenir un apport de fourrages de qualité (pâturage et/ou fourrages conservés).
Avis d’expert « Attention pour des éleveurs à plus de 200 g de concentré par litre de lait (ce qui est le cas en moyenne sur notre zone) la réduction de lait n’est effective qu’au-delà du 2ème voire du 3ème kilo de concentré.
Avec une réduction de 2,5 kg de concentré la chute est de 1,3 kg de lait par vache. La ration doit rester équilibrée et le fourrage doit être à volonté. Si le fourrage est rationné la baisse de lait sera beaucoup plus importante. »

Réduire la quantité de fourrages de qualité
En cette période de sortie d’hiver et de stocks fourragers tendus, il peut être envisagé de réduire la quantité de fourrages de qualité pour réduire la production.

Avis d’expert « L’introduction de mauvais foin à raison de 3 kg à la place du fourrage énergétique entraîne une baisse de 3 kg de lait/VL/j. Pour tous les élevages qui vont mettre à l’herbe le rationnement risque d’être compliqué et les vaches vont compenser en consommant plus d’herbe ».

Pour nos experts, il est possible d’actionner plusieurs leviers à la fois
Les trois familles de leviers, traite, conduite et alimentation ont des effets additifs et sont actionnables ensemble, par exemple le passage en monotraite et la réduction de concentré.
En général, il n’y a aucun souci à associer des leviers allant dans le même sens (effet positif ou négatif sur le volume), agissant successivement dans le temps (à court terme et moyen à long terme) ou portant sur des animaux différents.
Dans tous les cas, il est important, pour toutes modifications, de prendre conseil auprès de votre technicien. Alysé et ses conseillers se tiennent à votre disposition pour un entretien téléphonique ou pour du « e-conseil » afin de trouver la solution la mieux adaptée à votre situation : facilité de mise en œuvre, délai et niveau de réponse attendus, réversibilité du choix réalisé, impact de la mise en place sur le moyen terme, impact économique du levier.

Jean-Louis Deck, Responsable marketing et communication à Alysé

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Anticiper la vente de ses réformes

Vendre en l’état ou mettre à l’engraissement ses vaches de réforme de façon anticipée pour produire moins de lait est un levier actionnable. Cependant, même s’il y a peu de vaches sur le marché à cette époque de l’année, la demande est actuellement tellement faible que le marché risque de se saturer très vite ce qui va certainement allonger les délais de ramassage. Au printemps et en été la demande est toujours plus soutenue pour une offre en retrait mais il est difficile de s’engager actuellement car la situation que nous vivons nous livre chaque jour de nouvelles inconnues.

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