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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 05-03-2020]

Salon de l’agriculture

La région fait entendre sa voix

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Christian Decerle, président de la Chambre d’agriculture de Bourgogne Franche-Comté, et Marie-Guite Dufay, présidente de la Région, entourent Hughes Pichard, président de l’Organisme de sélection de la race charolaise.
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Le stand de la Bourgogne Franche-Comté ne pouvait manquer de capitaliser sur la mise à l’honneur de la race charolaise cette année au Salon de l’agriculture.
Lors de la journée de la Bourgogne Franche-Comté, le président de la Chambre d’agriculture régionale et la présidente de la Région ont mis en exergue des spécificités qui entrent en résonance avec l’actualité agricole.
Dans le déroulé habituel du Salon de l’agriculture, la journée consacrée à la Bourgogne Franche-Comté est toujours un moment à part. C’est le carrefour fédérateur où, au-delà des nombreuses filières présentes sur le salon, chacun se rassemble et fait le point sur les sujets du moment. Cette journée, le 26 février, revêtait une dimension d’autant plus particulière que la charolaise, dont le berceau historique est en Saône-et-Loire, était la race à l’honneur du salon. Une réalité que n’ont pas manqué de saluer Christian Decerle, président de la Chambre régionale d’agriculture, et Marie-Guite Dufay, présidente du Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté. Pour le premier nommé, cette mise en avant médiatique de l’agriculture régionale permettait de faire le lien avec les préoccupations sociétales : « L’élevage charolais, précisait Christian Decerle, c’est le fruit de toute une histoire d’hommes mais aussi de préservation de paysages, c’est l’histoire d’un écosystème respectueux ».

« Refuser l’impuissance politique »
Des pratiques vertueuses donc, d’où l’agacement exprimé par le président de la Chambre d’agriculture régionale face à des mesures telles que l’instauration de menus végétariens dans les cantines scolaires, ou l’organisation d’un grand débat public sur l’agriculture. Autant d’orientations qui visent, une fois de plus, selon lui à porter un regard dévalorisant, voire punitif, sur certaines formes d’agriculture, ou à confisquer la parole des agriculteurs : « On ne va pas condamner les enfants à ne manger que de la salade et des radis, déplorait Christian Decerle, et je refuse que l’on construise une politique agricole sur l’opinion de celui ou de celle qui aura parlé le plus fort et le dernier… Oui, nous devons écouter les attentes sociétales mais il faut aussi trancher et refuser l’impuissance politique car le développement de l’agriculture française n’a jamais été le fruit du hasard : il a, en grande partie, été le résultat d’une volonté politique ».

« Ne pas en rajouter dans les contraintes »
Cette volonté, Marie-Guite Dufay souhaite l’incarner, dans la limite des compétences de la collectivité dont elle a la charge, mais sans aucune ambiguïté dans la défense de l’agriculture régionale : « La mise à l’honneur de la race charolaise, précisait-elle, nous permet de pourfendre certains discours actuellement tenus sur l’élevage. La charolaise, c’est une agriculture extensive, elle contribue à entretenir des prairies qui captent le carbone. Il est clair que dans le cadre des missions qui sont les siennes, la Région n’a pas l’intention d’en rajouter dans les contraintes qui affectent les agriculteurs. Les menus exclusivement végétariens, en Bourgogne Franche-Comté, ça ne sonne pas juste. Je dis non à un mot d’ordre anti-viande, mais oui aux propositions d’Interbev sur les contractualisations… » Le monde agricole bourguigno-franc-comtois garde par ailleurs les yeux sur la PAC actuellement en renégociation. Pour Christian Decerle, l’inquiétude tient au risque d’une désorganisation des systèmes d’aides à l’agriculture alors qu’en parallèle, les effets de la loi Égalim se font toujours attendre. « Égalim, reprenait pour sa part la présidente de la région, nous l’avions anticipé, notamment avec l’objectif que nous nous sommes fixé de 50 % de produit locaux dans les cantines des lycées ». Sauf qu’en dernier recours, les choix sont faits par les intendants de ces établissements scolaires et qu’ils ne dépendent pas de la région. « Nous poussons pour atteindre ces objectifs, rappelait Marie-Guite Dufay, mais nous ne pouvons pas tout… »

Berty Robert

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Accompagner les agriculteurs pour leurs besoins

On le sait, la question de la ressource en eau, et notamment de son stockage, est toujours sensible pour le milieu agricole. D’où l’importance de l’annonce faite le 26 février au salon de l’agriculture par Marie-Guite Dufay : le lancement d’un plan Bâtiments alimenté par des fonds régionaux et départementaux, qui permettra d’équiper des bâtiments agricoles existants en dispositifs de récupération des eaux de pluie et favoriser l’abreuvement du bétail en période de sécheresse. Le plan devrait être opérationnel pour cet été. La Région va mettre 1 million d’euros dans ce plan et d’autres fonds seront apportés par les départements. Par ailleurs, sur la question de la constitution de réserves d’eau, la présidente de Région s’est dite « prête à des expérimentations qui respectent les grands équilibres écologiques ».

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