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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 27-02-2020]

Agnelages

Six d’un coup !

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Julien Delamare et sa brebis très prolifique.
Une brebis a donné naissance à six agneaux la semaine dernière près de Thoisy-la-Berchère.
Incroyable. En pleine période d’agnelages dans sa troupe Île-de-France, Julien Delamare a vu l’une de ses brebis donner naissance à six petits le 20 février. «Je n’avais jamais vu ça ! Vu le ventre imposant qu’elle avait, je m’attendais à des triplés, voire exceptionnellement à des quadruplés. Finalement, il y en a eu beaucoup plus», indique l’éleveur de 38 ans. La prolificité de son élevage situé à Varennes près de Thoisy-la-Berchère est exceptionnelle depuis sa création en 2016. Les triplés ne sont pas rares, deux quadruplés sont même généralement recensés chaque année. «Cinq agneaux, ce n’est jamais arrivé. Ce serait déjà exceptionnel, alors six....  Je ne sais pas comment cela a pu arriver. Il y a sans doute eu plusieurs ovulations comme le suggère ma vétérinaire », poursuit Julien Delamare. Celui-ci tient à préciser que son mode d’élevage est «on ne peut plus classique» : «je n’apporte bien sûr aucune hormone, je travaille à l’ancienne. Quand j’ai acheté mes brebis, la recherche de forts index de prolificité était l’une de mes grandes priorités. Cette logique a été la même quand je me suis procuré un reproducteur l’an passé, au concours ovin d’Arnay-le-Duc».

Pas forcément une chance
Des sextuplés valent le coup d’oeil, mais ne sont aucunement rentables ni intéressants d’un point de vue élevage : «l’idéal, pour moi lors des naissances, est d’avoir des jumeaux. Six agneaux? J’ai presque envie de dire qu’on les achète... En effet, il faut s’en occuper davantage que les autres. Il y a aussi des frais supplémentaires, avec aucune garantie sur la suite. Malgré toute l’attention qui leur a été apportée, deux ne sont malheureusement plus là. Pour l’un des deux, il n’y avait rien à faire car c’était un mort-né. Les quatre agneaux restants aujourd’hui sont très petits mais en très bonne santé».

Le choix des ovins
Originaire du Loiret, Julien Delamare est venu près de Missery, sur le «territoire» de ses grands-parents, en 1999 : «Mon grand-père était agriculteur et j’ai toujours eu envie de suivre ses pas. J’ai aimé revenir là où je venais pendant mes vacances, dans un secteur rural très sympa. J’ai travaillé dans différents secteurs et organismes avant mon installation, notamment une dizaine d’années au service de remplacement. J’ai choisi les ovins car j’ai toujours aimé ces animaux». Sa troupe d’une quarantaine de brebis est aujourd’hui amenée à se développer, pour atteindre 70 têtes à moyen terme : «j’en envie de prendre mon temps pour y arriver, malgré la forte prolificité. Une fois à 70 brebis, je serai sans doute limité avec les petites surfaces dont je dispose. Je suis aujourd’hui double-actif et travaille dans l’exploitation voisine de Marie-Luc et Marie-Laure Poillot. Je les remercie au passage de me laisser de la souplesse dans mon travail pour pouvoir intervenir auprès de mes ovins quand cela est nécessaire, c’est très sympa».

Aurélien Genest

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