Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

YONNE

[Article mis en ligne le 20-02-2020]

Apiculture

L’étiquetage des miels : la bataille des producteurs

photo article
Un point sur la récolte de l’an dernier et la mortalité des abeilles a été fait durant cette journée.
photo article
Les assemblées générales de l’Association sanitaire apicole du département de l’Yonne et du Syndicat des apiculteurs de l’Yonne ont eu lieu le 15 février.
Samedi 15 février ont eu lieu les assemblées générales de l’Association sanitaire apicole du département de l’Yonne, le matin, et du Syndicat des apiculteurs de l’Yonne, l’après-midi, au Conseil départemental de l’Yonne. L’un des sujets forts de la journée concernait l’étiquetage des miels où les apiculteurs bataillent pour que les étiquettes des miels importés soient plus respectueuses du miel, du consommateur et du producteur.
Le samedi 15 février était jour d’assemblées générales pour l’Asady (Association sanitaire apicole du département de l’Yonne) et le Say (Syndicat des apiculteurs de l’Yonne). Deux rendez-vous qui se sont tenus dans la salle de conférences du Conseil départemental de l’Yonne, à Auxerre. Et parmi les nombreux sujets du jour, l’étiquetage des miels a été abordé l’après-midi, en présence du député de l’Yonne Guillaume Larrivé.
«C’est une bataille très importante pour nous car on a un souci d’écoulement des produits français», lance Alain Baron, président des deux structures. «En France, il faut environ 45 000 tonnes de miel par an pour satisfaire la consommation intra-muros». Quand il n’en est produit que 15 000 tonnes sur le territoire. «Il y a donc un déficit très important. Les négociants importent du miel de plusieurs pays et sur les étiquettes sont marquées «miel d’origine UE et non UE», ce qui veut dire tout et n’importe quoi. Cela montre l’absurdité de cet étiquetage et le mépris du consommateur et du producteur», confie Alain Baron.
Le président et ses deux structures bataillent pour qu’il y ait un étiquetage davantage «respectueux du miel, du consommateur et du producteur. Nous demandons par exemple à ce qu’apparaissent tous les pourcentages des origines des miels mélangés», développe-t-il.

Le varroa, fléau majeur des ruches
Durant la journée, d’autres sujets ont été traités par l’Asady (aux 262 membres) et le Say (comptant plus de 300 adhérents). Comme la mortalité des abeilles. «Elle peut être due aux maladies, comme le varroa (un acarien) qui est un fléau majeur dans les ruches», assure Alain Baron.
Un point sur la saison précédente a également été fait. «Nous avons réalisé un sondage en début d’année pour avoir des données sur les récoltes de 2019. Sur 51 apiculteurs qui ont répondu, on arrive à une moyenne par ruche de 9,23 kg», indique-t-il. «L’année dernière a été une année très mauvaise à cause de la sécheresse, comme dans un certain nombre de secteurs agricoles. On a eu une saison qui avait démarré tambour battant, un peu comme cette année, avec des températures qui font croire à la reine qu’elle peut se remettre à pondre. Puis il y a eu des gelées qui ont détruit les fleurs et de la mortalité à travers la famine».

Le SDIS fait appel aux apiculteurs
Les activités des deux structures ont été rappelées. «L’association sanitaire s’occupe des maladies des abeilles. On a, en 2019, organisé un stage pour former des techniciens sanitaires apicoles. Six ont été reçus à ce stage. Ce qui va nous permettre de faire des visites sanitaires dans le cadre du plan sanitaire d’élevage, qui consiste à surveiller l’infestation du varroa et l’utilisation réglementaire des médicaments», détaille le président de l’Asady et du Say.
Les apiculteurs interviennent aussi sur la récolte d’essaims d’abeilles chez les particuliers. «Lorsqu’une personne prévient le SDIS de l’Yonne (les pompiers, ndlr), ce dernier nous appelle et on essaye de déléguer un apiculteur pour qu’il aille récupérer l’essaim, lorsque cela est possible», explique Alain Baron.

Ce dernier a parlé des deux ruchers écoles des structures, destinés à former les jeunes apiculteurs. «Elles fonctionnent plutôt bien avec un bon intérêt de personnes qui s’intéressent aux abeilles et viennent pour avoir des renseignements».

Enfin, le vétérinaire Éric Barassin, de Toucy, est venu le matin pour parler de la santé des abeilles. Avec pour thématiques les bonnes conditions d’installation en apiculture, la bien traitance animal et l’attention à porter sur le circuit lors de la récolte.

Christopher Levé

covid 19
photo article

Alimentation - Les commandes en ligne explosent

[En ligne le 09-04-2020]

photo article

Horticulture - Des milliers de plants jetés : la crise sanitaire fait mal

[En ligne le 09-04-2020]

photo article

Élevage laitier - « On le vit très mal »

[En ligne le 09-04-2020]

RECHERCHE

ÉDITION N°1573

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux