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NIEVRE

[Article mis en ligne le 13-02-2020]

Abattoir de Cosne-sur-Loire

«Encore une année compliquée»

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L’abattoir clôture un exercice compliqué en raison des baisses de tonnages.
En marge de l’assemblée générale de l’abattoir de Cosne-sur-Loire, Éric Bertrand nous a livré le bilan d’activité pour l’exercice 2018-2019. Il est également revenu sur le chantier de construction du futur atelier de transformation qui est pour le moment bloqué au stade des discussions.
Éric Bertrand, le président de l’abattoir de Cosne-sur-Loire se veut optimiste : l’exercice 2019-2020 débute mieux que le précédent.

«Nous avons abattu 1 670 tonnes de viandes, soit 74 tonnes de moins par rapport à l’exercice précèdent. La perte d’activité se concentre essentiellement sur les gros bovins, où nous avons perdu 58 tonnes entre 2018 et 2019. Il faut aussi souligner la baisse du prix du cuir qui plombe aussi le résultat de l’exercice, environ 56 000 euros de moins. C’est une tendance que l’on observe de toute manière depuis trois ou quatre ans : nous sommes passés de 115 000 à 57 000 euros de perte sur le cuir durant cette période» précise le président de l’abattoir. Globalement, le déficit d’exploitation pour l’exercice 2019-2020 est de 110 000 euros. «Ce n’est pas catastrophique car nous avons encore une bonne capacité d’autofinancement de 75 000 euros et des fonds propres qui s’élèvent à 650 000 euros. Nous sommes en capacité de faire face mais il faut être vigilant. Les quatre derniers mois de l’exercice 2018-2019 nous ont vraiment fait du mal. Nous avons été contraints d’augmenter la prestation de 9 %» précise Éric Bertrand.

Ce dernier n’est pour le moment pas inquiet car l’activité redémarre et l’abattoir a rattrapé une partie du tonnage perdu, soit 15 tonnes. Particularité de l’exercice 2018-2019, c’est l’afflux inexpliqué de porcelets : «le volume était tellement important que nous avons dû changer notre politique tarifaire. Nous proposons désormais un forfait à 20 euros la pièce pour des cochons de 45 kg, sinon cet abattage est ingérable pour les équipes» précise l’ancien président de la Chambre d’agriculture.

Aller plus loin
L’atelier de transformation est un projet lancé il y a quasiment deux ans et qui mobilise une bonne partie de l’attention d’Éric Bertrand : «Nous travaillons de concert avec l’Agence de développement économique du bassin de Cosne (Adeb Cosne), la DDT et la Chambre pour essayer de trouver une solution qui soit viable à la fois pour l’abattoir mais aussi pour le territoire. Mon idée est d’essayer de jouer en complémentarité avec le projet de la communauté de communes des Amognes pour l’atelier de découpe à Saint-Benin d’Azy. Il est hors de question d’être en concurrence, nous n’avons pas les moyens de jouer à ce petit jeu dans le département. Je voudrais que l’on soit capable de proposer ce qui ne se fait pas ailleurs, sinon cela n’a pas de sens. Il est certain que ce projet d’atelier est primordial pour le développement économique de l’abattoir. Aujourd’hui, le segment du steak hachée est une réalité qu’il ne faut pas perdre de vue, et c’est aussi une demande de nos clients de pouvoir développer ce type de service. De nouveaux marchés pourraient s’ouvrir, je pense en premier lieu à la restauration collective. Mais il faut avant tout que ce projet soit un projet de territoire accepté par tous les acteurs. Nous en sommes pour le moment à l’étape des discussions» précise en détails Éric Bertrand.

Faire évoluer la structure
C’est en quelque sorte le cheval de bataille du président Bertrand depuis le début de son mandat : faire évoluer la structure juridique de l’abattoir.

Créé sous la forme d’une SA depuis 1973, l’abattoir compte aujourd’hui 1500 actions, dont la plupart sont à la propriété d’actionnaires soit décédés soit absents depuis plusieurs années du conseil d’administration. «Nous avons la même structure qu’une entreprise du CAC 40, c’est ingérable pour nous» explique Éric Bertrand avec le sourire. «J’avais bien dans l’idée de racheter les parts à l’abandon par l’intermédiaire de l’abattoir, mais cette solution risque de faire chuter le cours de l’action. Cette éventualité pourrait créer du doute à la fois chez les porteurs de parts mais aussi chez les clients. Et l’on pourrait croire que l’abattoir est en mauvaise santé, alors que ce n’est pas le cas. Toutes les options sont pour le moment sur la table» conclut le président de l’abattoir.

Théophile Mercier

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