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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 13-02-2020]

Beaune

Suspension d’activité de l’abattoir

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Le préfet de la Côte-d’Or a décidé, par arrêté préfectoral du 4 février, une mesure conservatoire de suspension d’agrément pour des raisons sanitaires.
Depuis plus de 18 mois, en raison de difficultés persistantes, tant sur le plan managérial que sur le plan du respect des normes sanitaires applicables à ce type d’établissement, l’abattoir de Beaune a été accompagné par les services de la DDPP pour lui permettre de retrouver un fonctionnement conforme à la réglementation et aux procédures.

Pendant toute cette période, de nombreuses réunions de travail ont été organisées avec le directoire de la Copab, la direction de l’abattoir, la Chambre d’agriculture les services de la DDPP, la sous-préfecture de Beaune. Deux objectifs étaient poursuivis : la recherche de mesures correctives appropriées et la préservation d’un outil d’abattage de proximité.
Toutefois, face à des dysfonctionnements récurrents et qui se sont aggravés dans le temps, des mises en demeure concernant l’hygiène des denrées, la protection animale et la protection de l’environnement ont dû être signifiées à plusieurs reprises afin que l’établissement se mette en conformité minimale et puisse poursuivre son activité dans le strict respect des dispositions sanitaires.
Ces mises en demeure n’ont été que très partiellement suivies d’effet, malgré le faible coût financier qu’elles représentaient. Il est regretté une absence de directeur d’abattoir depuis l’automne 2019.

À l’issue de cette période, un bilan contradictoire, réalisé fin décembre 2019, entre les services de l’état et la direction de l’abattoir a conduit à constater que les mesures demandées n’étaient toujours pas appliquées, conduisant l’abattoir à ne pas respecter la réglementation en vigueur.

C’est pourquoi, le préfet de la Côte d’Or a décidé, par arrêté préfectoral du 4 février, une mesure conservatoire de suspension d’agrément pour des raisons sanitaires.

L’abattoir de Beaune continuera cependant de fonctionner administrativement, un délai de mise en conformité de 6 semaines lui ayant en effet été accordé pour trouver une organisation et un fonctionnement conformes à la réglementation abattoir.

Pendant ce délai, les abattages ne seront pas autorisés à Beaune et devront être temporairement reportés sur d’autres abattoirs de la région. Pour autant, le travail d’accompagnement des services de l’État se poursuit avec les représentants de la coopérative des abattoirs de Beaune (Copab), la profession agricole et la communauté d’agglomération afin de trouver une solution permettant à cet abattoir de reprendre une activité conforme à la législation sanitaire.

Les utilisateurs de l’abattoir de Beaune ont la possibilité de se rabattre vers les équipements de Venarey-Les Laumes, Châtillon-sur-Seine, Cuiseaux, Autun et Besançon.

D’après communiqué

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Réaction

Cédric Bazin, éleveur à La Rochepot : « Je travaille avec l’abattoir de Beaune depuis 2012, j’avais entendu dire qu’il y avait des problèmes internes depuis un petit moment déjà, sans réellement savoir ce qu’il se passait. Une récente baisse des volumes me confirmait que quelque chose ne tournait pas rond. Cette suspension d’activité est vraiment mal venue : l’abattoir beaunois est un très bel outil, très important pour les éleveurs qui travaillent en filières locales, dans des circuits de proximité comme la marque Le Goût d’ici, et même pour ceux qui sont en vente directe. Personnellement, je suis dans les deux cas ! Je travaille avec le laboratoire Seleviandes et vais sans doute devoir me diriger vers Venarey-les-Laumes pour faire abattre mes animaux. Cela va engendrer des frais supplémentaires avec les déplacements. Jusqu’à présent, je livrais moi-même mes animaux à Beaune, à seulement 15 km de mon exploitation. Là, je vais devoir payer un transport pour une distance quatre fois plus importante. On m’emmènera mes bêtes, qui seront certainement davantage stressées. J’espère que la situation va se régler au plus vite, pour que l’abattoir refonctionne au plus tôt. Les filières locales en ont besoin, la vente directe aussi ».

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