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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 24-10-2019]

Fourrages

L’avantage du méteil

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Pour François Bouche, le méteil représente une bonne alternative au manque de fourrage.
François Bouche est éleveur sur la commune de Charrin et Cercy-la-Tour. Il s’est lancé dans le semis de méteil en 2018 pour compenser le manque de fourrage. Une alternative qui est pour lui intéressante. Explications.
C’est l’une des alternatives possibles au manque de fourrage. La production de méteil est de plus en plus présente dans la conduite des éleveurs du département. François Bouche, éleveur à Charrin est de ceux-là.
Il est à la tête d’une petite exploitation de 75 ha pour 78 vaches. Sa conduite est tournée vers la production d’herbe à 100 % pour la vente de reproducteurs mâles et femelles.

Dans quelques jours, il va semer six hectares de méteil dans le but de faire du stock fourrager qu’il récoltera ensuite en enrubannage. L’année dernière, il avait réussi à produire 89 bottes (de 120x130 cm) sur 6 ha. Dans son méteil, (que l’on appelle aussi MCPI pour mélange de céréales protéagineux immatures) il mélange du pois et de la vesce, de l’avoine et du triticale.
«Dans ce mélange, il faut savoir que le triticale sert de tuteur à la vesce et au pois et il apporte de la fibre à l’ensemble. De son côté, l’avoine sert de couvert aux mauvaises herbes» explique l’éleveur. Il en sème entre 125 à 150 kg par hectare à deux à trois centimètres de profondeur. Un semis effectué en rayon avec un semoir à disque. Dès le lendemain, François Bouche sème sous couvert du méteil un ray-grass par-dessus avec un semoir sans les rangs pour qu’il puisse couvrir la totalité de la parcelle.
«L’objectif est d’avoir une barrière aux mauvaises herbes. On évite ainsi le travail du sol après la première récolte et on préserve la vie microbienne de la terre» explique-t-il.

«Un aliment appétant et riche en azote»
«L’année dernière, j’ai coupé mon méteil assez jeune pour favoriser la production du ray-grass qui demandait à pousser. J’ai récolté au stade vesce en fleur, pois en bouton, triticale sorti d’épis et avoine épis dans la tige. J’ai privilégié la pousse du ray-grass en deuxième coupe. Je précise que j’utilise du ray-grass anglais car il a une durée de vie longue a contrario de l’italien qui pousse vite mais qui ne dure pas». Avec le retour des précipitations de ces derniers jours, il estime pouvoir avoir une bonne repousse de la prairie dernière, ce qui va lui assurer une bonne implantation pour les trois ans à venir.

«Pour moi, le méteil est intéressant car c’est un aliment appétant et riche en azote. De plus, ce n’est pas très onéreux en engrais, pas de désherbant et on peut très bien utiliser de la semence fermière» explique-t-il en conclusion.

Théophile Mercier

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