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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 03-10-2019]

Calamités

De la Nièvre à la Côte d’Or… bis repetita

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Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA, s’est rendu sur deux exploitations de Côte d’Or.
Le 25 septembre, Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA, président de la commission calamités de la FNSEA et membre de la commission nationale des risques agricoles, s’est rendu sur deux exploitations de Côte d’Or : le Gaec Josse (élevage allaitant) à Villargoix et l’EARL Bernard (lait bio) à Montigny-Montfort. Joël Limouzin s’était précédemment rendu dans la Nièvre pour constater les effets de la sécheresse sur les exploitations d’élevage allaitant.
La constitution d’un dossier calamités est à l’ordre du jour et c’est tout le sens de la mobilisation des équipes et des élus des FDSEA, appuyés par les services techniques des Chambres d’agriculture pour bien faire comprendre d’une part, la légitimité des demandes et, d’autre part, l’urgence de répondre concrètement aux besoins exprimés par les agriculteurs des zones les plus impactées par la sécheresse. Il était donc important que Joël Limouzin, président de la commission calamités de la FNSEA et membre de la commission nationale des risques agricoles, prenne la juste mesure du drame qui touche nombre d’agriculteurs de ces zones, qu’ils soient spécialisés ou non.

Des demandes légitimes qui appellent des réponses urgentes
Un grand tour de campagne vaut mieux que tous les discours et des rapports déconnectés de leur contexte. Joël Limouzin en découvrant le Morvan, côté Nièvre et côté Côte d’Or, a pu ainsi mesurer la véritable ampleur du désastre que subissent les exploitations des zones touchées par la sécheresse. C’était aussi le meilleur moyen de comprendre l’urgence d’apporter des solutions concrètes à des agriculteurs « au bout du bout ».
Cela fait des années que les FDSEA des zones intermédiaires alertent sur la fragilité de ces systèmes agricoles, mais là, le vice-président de la FDSEA a pu constater de visu les conséquences d’une sécheresse hors normes, sur deux départements voisins, sans être jumeaux. Jean-Pierre Fleury, qui était à la manœuvre pour organiser ces visites, relève d’ailleurs le choc ressenti par Joël Limouzin à la découverte des prairies calcinées, des arbres en souffrance et d’une nature globalement à l’agonie, alors que les sources et les rivières sont à sec après de longs mois sans précipitations.
C’était là un premier choc nécessaire pour mesurer « la légitimité des demandes » et dimensionner un dossier calamités permettant de répondre aux besoins réels du terrain. Les Chambres d’agriculture et leurs dossiers techniques particulièrement documentés étaient aussi là pour appuyer le propos. L’objectif rappelé par Jean-Pierre Fleury étant bel et bien « d’obtenir l’indemnisation la plus correcte possible pour les éleveurs » quitte à faire bouger les curseurs existants, notamment l’abaissement du seuil de 13 % du chiffre d’affaires à 11 ou 10 %, ce qui permettrait à un plus grand nombre d’agriculteurs d’entrer dans le dispositif des calamités agricoles.

Faire sauter les verrous
Joël Limouzin a bien compris la nécessité de plaider en ce sens dans les différentes instances et d’appuyer pour que soient prises en compte également les pertes subies par les exploitations mixtes et laitières. « Il ne va pas falloir se tromper sur le taux de perte » prévient Jean-Pierre Fleury, qui insiste sur la nécessité d’emmener en appui de la démarche tous les élus locaux et les représentant de l’État (locaux et régionaux) pour faire sauter certains verrous. Un simple abaissement du seuil de deux points permettrait ainsi de récupérer « entre 100 et 300 dossiers supplémentaires dans un département comme la Côte d’Or ». Tout reste à faire, mais le message est passé et le dossier est entre de bonnes mains. D’ailleurs, remarque Jean-Pierre Fleury, Joël Limouzin n’a pas oublié la sécheresse de 2018 et continue d’appuyer la demande portée à l’époque, convaincu qu’il ne faut rien lâcher.
Le dégrèvement de la taxe foncière sur le non bâti (TFNB), le paiement des MAE et aides PAC 2017 et 2018 et un complément d’attribution d’enveloppes MSA (prise en charge des cotisations au-delà des enveloppes habituelles) font aussi l’objet de demandes insistantes pour 2019.
Le second semestre de 2019 a marqué un tournant et révélé la nécessité d’adapter les dispositifs existants à la réalité des enjeux du changement climatique dans des zones particulièrement exposées comme nos zones intermédiaires. Il faudra bien notamment aboutir sur le dossier assurantiel et réfléchir à une évolution du fonds calamités actuel, insiste Jean-Pierre Fleury. C’est du domaine de l’urgence, alors que l’évolution climatique provoque l’effondrement des moyennes quinquennales dans les départements de Bourgogne.
L’agriculture de ces zones « se trouve au milieu du gué », confrontée à la nécessité d’aborder rapidement sur des rivages plus sécurisants, alors que les systèmes agricoles se trouvent désarmés face aux conséquences d’un changement climatique en rapide évolution.

Anne-Marie Klein

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