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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 03-10-2019]

Enseignement agricole

Diversité et réussites

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Le site de Chateaufarine, qui a accueilli cette année la conférence de rentrée de l’enseignement agricole, possède un atelier hélicicole avec un laboratoire de transformation et un autoclave.
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Le logiciel de gestion forestière est actuellement en phase de test à Chateaufarine.
L’enseignement agricole a le vent en poupe en Bourgogne Franche-Comté : les effectifs progressent – y compris dans l’apprentissage – les résultats sont bons, et les formations proposées préparent efficacement à une grande diversité de métiers.
Il y a quelques semaines, 13 500 jeunes ont fait leur rentrée dans les 95 sites de formation initiale scolaire ou apprentissage de l’enseignement agricole public et privé de Bourgogne Franche-Comté. «J’ai trois motifs de fierté, a déclaré Vincent Favrichon, Directeur Régional de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de Bourgogne - Franche - Comté, recteur de l’enseignement agricole, à l’occasion de la conférence de rentrée qui se tenait le 19 septembre dernier à l’EplefpaA de Besançon. En premier lieu les excellents résultats aux examens de juin 2019 : pour le baccalauréat général scientifique (Bac S), spécialité «Écologie Agronomie et Territoires», préparé dans sept lycées agricoles publics, le taux de réussite est supérieur à 90 % : c’est encore mieux qu’en 2018 et c’est un taux supérieur à celui enregistré au niveau national» En Bourgogne Franche-Comté, 5 171 candidats s’étaient présentés aux examens de l’enseignement agricole. Parmi eux, 4 459 candidats, soit 86,2 % ont été admis à la session de juin 2019, un très bon taux de réussite supérieur à 2018 et semblable à celui du national.
Une bonne insertion professionnelle
Second motif de réjouissance «l’inversion de la courbe des effectifs, avec une progression de 1,6 % toutes familles de l’enseignement agricole confondues». Or, comme l’a mis en lumière l’enquête «Insertion dans la vie active des apprentis et des lycéens», parue en juillet dernier, l’enseignement agricole rime aussi avec insertion professionnelle : sept mois après leur sortie du système scolaire, la part des sortants en situation d’emploi est particulièrement élevée pour les apprentis (76%). Elle s’élève à 63% pour les lycéens de l’enseignement agricole et 59% pour les lycéens de l’Éducation nationale.
Enfin, le Draaf a loué la progression de l’apprentissage, dont l’effectif a dépassé les 3 000 cette année. «C’est un challenge, avec deux axes de travail : d’abord réussir l’adéquation entre les formations et les besoins des entreprises, en second lieu accroître la coopération entre les établissements techniques et l’enseignement supérieur, tant en termes de partage des connaissances scientifiques que d’acceptation des jeunes du technique dans le supérieur».
L’émergence de nouveaux enjeux
Serge Abadie, le directeur de l’EPLEFPA de Besançon, dont le site de Chateaufarine accueillait cette année la conférence de rentrée, a souligné de son côté l’importance des partenariats pour mener à bien toutes les missions dévolues à l’enseignement agricole. Récemment doté d’un nouveau bâtiment et de matériels pédagogiques neufs avec l’aide de la Région «les conditions de travail sont très bonnes. Bien implanté dans ces territoires, par son projet d’établissement, il reste d’abord à l’écoute des besoins pour continuer à être un établissement où il fait bon vivre et apprendre avec plaisir, sans rien lâcher sur l’exigence et le travail, comme le montrent les très bons résultats aux examens ou les taux d’insertion».
Pour Stéphane Guiguet, vice-président du Conseil Régional, et en charge des dossiers lycée et apprentissage, a pour sa part insisté sur la place déterminante de l’enseignement agricole face à l’émergence des enjeux climatiques et environnementaux : «après la sécheresse 2018, la sécheresse 2019… quand l’exceptionnel devient la norme nous devons changer de paradigme, et raisonner différemment la question de l’eau et de l’agronomie, passer d’une politique d’adaptation à une politique d’anticipation. La susceptibilité du monde agricole vis-à-vis des reproches sur ses pratiques, la condition animale… nous impose encore davantage de travailler ensemble : c’est le rôle clé des établissements de l’enseignement agricole que d’accompagner la profession dans ce changement de paradigme». Il n’a pas non plus manqué de souligner les efforts de la Région dans les domaines de la mobilité, à travers une revalorisation de l’aide sociale relative aux frais d’internat, et de la culture. «La culture pour tous n’est pas qu’un slogan, c’est un marqueur politique, avec un budget en croissance, nous encourageons par exemple les rencontres culture et territoire à travers une subvention, et finançons les postes d’enseignants à l’éducation socioculturelle».

Zoom sur...Silva Numerica
Une plateforme numérique permettant de simuler l’évolution des peuplements forestiers au fil des années est actuellement en phase de test à Chateaufarine : cet outil pédagogique innovant est le fruit de la collaboration entre le monde de la recherche, celui du développement numérique et celui de l’enseignement.
Le projet Silva Numerica a émergé au sein de deux centres de formation forestiers de Bourgogne Franche-Comté : l’EPLEFPA1 d’Étang-sur-Arroux et l’EPLEFPA de Besançon, autour de la question : «que peut-on proposer comme innovation numérique permettant de faciliter la compréhension des écosystèmes, de la gestion forestière, des chantiers… en présentant le fonctionnement de l’activité forêt-bois tout en rendant les filières forestières attractives pour des jeunes en formation ?»

Un projet au long cours
«Il est encore un peu prématuré d’en parler, reconnaît le directeur Serge Abadie : pour l’instant nous sommes dans la phase de test et de mise au point, qui va durer pendant l’année scolaire 2019-2020. C’est un projet complexe, qui dure depuis quatre ans et dont l’objectif est de développer un environnement virtuel éducatif évolutif, pour enseigner/apprendre à des collégiens et des lycéens les savoirs liés à la compréhension et à la gestion d’un écosystème forestier… ainsi qu’à professionnaliser des étudiants de la filière forêt-bois».
Le logiciel, dont une démonstration était organisée à l’occasion de la conférence de rentrée de l’enseignement agricole, simule de manière assez réaliste un environnement forestier de réalité virtuelle, avec différentes essences (feuillus, conifères, buissons…), dans différentes conditions de milieu (relief, humidité, exposition, nature du sol, topographie…). «Cet environnement digital est conçu de manière à pouvoir accueillir différents modules de formation scénarisés à l’adresse d’élèves de l’enseignement général et professionnel. On peut ainsi envisager plusieurs “niveaux” et types d’utilisation : par exemple un versant plutôt “environnement”, axé sur le fonctionnement d’un écosystème complexe, et un versant plus axé sur la gestion d’une forêt, où l’utilisateur va chercher des solutions pour répondre à un problème précis (productivité, biodiversité, changement climatique…), ou encore gérer un chantier forestier (organisation, évaluation des risques…)», détaille l’enseignant en charge de la démonstration.

Compromis entre réalisme et fluidité
Comme le savent bien les adeptes de jeu vidéo, la réalité virtuelle est le fruit d’un compromis entre réalisme et fluidité de l’animation. «Plus les aspects graphiques sont réalistes, plus le logiciel va être gourmand en ressources et en capacité de calcul des processeurs, poursuit l’enseignant : pour l’instant, nous travaillons sur des cartes de surface assez modeste (un quart d’hectare) pour ne pas nuire à la fluidité du scénario. Mais cette approche permet déjà de bien comprendre la dynamique d’un peuplement». En effet, Silva Numerica permet de faire vieillir la forêt, éventuellement de remonter dans le temps pour expérimenter d’autres choix, pour vérifier la cohérence de ses décisions, mais également en percevoir les conséquences moins visibles, chimiques ou biologiques et ainsi de mesurer ses impacts sur les sols, les végétaux, la faune, la qualité des bois…

Alexandre Coronel

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