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YONNE

[Article mis en ligne le 19-09-2019]

Chambres d’agriculture

Le point sur l’actualité agricole avec la session de la Chambre

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La session de la Chambre d’agriculture de l’Yonne s’est tenue le jeudi 12 septembre.
Bilan de la moisson, point sur les vendanges, attaques du loup, distances d’éloignement pour les traitements phytos, mesures de restrictions d’eau, photovoltaïque au sol… les sujets abordés étaient nombreux le 12 septembre, lors de la session de la Chambre d’agriculture de l’Yonne.
Jeudi 12 septembre, Arnaud Delestre, président de la Chambre d’agriculture de l’Yonne, a abordé l’actualité agricole lors de la session de la Chambre, en présence du Conseil départemental, de Patrice Latron, préfet de l’Yonne et bon nombre d’acteurs de l’agriculture départementale.

En premier lieu, un point sur les moissons a été fait. Si une hétérogénéité ressort, «la récolte est plutôt bonne en blé avec une moyenne départementale à 73 q/ha (60 sur les plateaux, 87 en sols profonds)», indique Arnaud Delestre. En orge d’hiver, «les rendements sont corrects avec une moyenne à 71 q/ha (59 sur les plateaux et jusqu’à 79 en sols profonds) avec des protéines et des calibrages bons aux niveaux requis». Quant au colza ? Pas de surprise, les rendements vont de 5 à 25 q/ha avec une collecte qui est d’environ 15 à 20 % d’une collecte dite «normale».

40 hl/ha attendue dans le Chablisien
Autre sujet abordé par le président de la Chambre d’agriculture : les vendanges. «Une production de l’ordre de 40 hl/ha est attendue pour les vendanges de Chablis», commente-t-il. Dans l’Auxerrois, la canicule d’août a provoqué de la grillure sur les rouges. «Son impact est variable mais provoque 10 à 50 % de rendement en moins par endroits», assure Arnaud Delestre. «Et pour les blancs ? Le millerandage a précédé les impacts de la canicule. Les baies sont petites et légères. Le rendement pourrait être également réduit d’un tiers comme en témoignent les premiers rendements notés en crémant qui sont de l’ordre de 60 hl/ha plutôt que 90 habituellement».
Les attaques de loup survenues ces derniers mois dans le Tonnerrois et l’Avallonnais sont également ressorties. Comme annoncé dans un précédent article (cf. journal 1542), la responsabilité du loup est non exclue pour les attaques récentes dans l’Avallonnais (elles ont été confirmées dans le Tonnerrois, à Mélisey, ndlr). Arnaud Delestre a donc rappelé que «dans ces conditions, les pertes subies sont indemnisées par les Pouvoirs publics, sous réserve du respect de la réglementation en matière d’identification des ovins dans les élevages concernés». Aussi, des mesures préventives de protection sont également financées par les Pouvoirs publics : des clôtures spécifiques ou encore l’achat de chiens de protection (Patous).
Le préfet de l’Yonne a demandé que des tirs d’effarouchement soient réalisés par des lieutenants de la louveterie, dans les zones concernées.

Une zone de largeur minimale non traitée ?
Autre point : les distances d’éloignement pour les traitements phytosanitaires, avec le débat sur l’interdiction de traitement phytosanitaire à 150 mètres de distance des zones de vie, instaurée par des arrêtés municipaux. «Il semble difficilement imaginable d’instaurer une zone non traitée d’une telle ampleur car ce seraient des surfaces trop importantes à retirer de la production agricole», assure Arnaud Delestre.

Une loi pourrait prochainement entrer en vigueur (1er janvier 2020) : la création obligatoire d’une zone de largeur minimale non traitée dans les communes où la Charte voisinage ou Charte riverains n’aura pas été signée.

Pour les mesures de restrictions de l’usage de l’eau, la commission sécheresse a été installée très tôt cette année. Celle-ci décide zone par zone du changement de niveau de restriction. À l’heure actuelle, sept secteurs sont placés en situation de crise : l’Armançon-Serein aval, du Cousin, l’Ouanne-Loing, l’Armançon amont, le Serein amont, la Cure et la Vanne. En conséquence, toute irrigation agricole est interdite (sauf cultures maraîchères horticoles et pépinières où l’irrigation est autorisée avant 10 heures et après 18 heures) dans ces secteurs.
Enfin, un point a été fait sur les projets de développement du photovoltaïque au sol. «La vocation première de terres agricoles est de produire des denrées agricoles […]. Il est difficilement admissible qu’en l’état actuel des modes d’implantation des panneaux photovoltaïques, le maintien d’une réelle activité de production agricole subsiste dans un parc photovoltaïque au sol», réagit le président de la Chambre d’agriculture de l’Yonne.

Il explique aussi que «cependant, le développement du photovoltaïque au sol peut être une solution au maintien de la compétitivité économique de certaines exploitations par un apport financier lié à la valorisation de certaines parcelles». Et que dans certaines zones sensibles à enjeu eau, «ces projets pourraient avoir un effet positif rapidement mesurable par arrêt d’utilisation d’intrants et de produits phytos». Des surfaces n’étant plus à vocation agricole pourraient également être concernées par l’implantation de projets de photovoltaïque au sol, «qui n’aurait pas d’effet dépressif sur l’économie agricole», conclut Arnaud Delestre.

Christopher Levé

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