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YONNE

[Article mis en ligne le 19-09-2019]

Solidarité

De la paille sur les bras

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René Fouet, céréalier à Champigny, a plus de 350 tonnes de paille qui n’attend qu’à partir.
Alors qu’il fait de la paille en solidarité avec les éleveurs depuis 2011, René Fouet, céréalier à Champigny, se retrouve cette année avec plus de 350 tonnes de paille sur les bras. Un problème lié au manque de transporteurs à destination de l’éleveur de la Nièvre qu’il fournit.
«Aujourd’hui, je n’ai pas de camion pour faire partir ma paille. Il me reste 350 tonnes de paille, c’est-à-dire 16 camions à remplir (800 ballots)», confie René Fouet, céréalier à Champigny.

Depuis 2011, une année de grande sécheresse, ce céréalier fait de la paille en solidarité avec les éleveurs. Et c’est à un ami éleveur de Luzy, dans la Nièvre, qu’il vend sa récolte, en lien avec la coopérative Téol. «C’est elle qui définie le prix. Je ne suis pas là pour gagner de l’or sur la paille», indique René Fouet. «Ma paille sur camion chargé est à 30 €/t. Plus 20 € de pressage». Un prix loin du marché, pour aider les éleveurs.

Des transporteurs recherchés
Seulement, le céréalier est confronté à un problème : celui du transport. Si la coopérative Téol s’en occupe, René Fouet aimerait aujourd’hui à son tour un petit coup de pouce, pour que sa paille parte plus rapidement. «Je souhaiterais pouvoir trouver des transporteurs qui sont à vide au retour, pour emporter de la paille. Même si on ne peut pas mettre 55 ballots comme dans les camions à paille, mais ça permettrait qu’elle parte. Car elle est de très bonne qualité pour le moment mais si la situation n’évolue pas, elle va finir par s’abîmer avant de partir».

De là à envisager d’arrêter de faire de la paille si cette dernière venait à ne pas partir ? «Quelque part, il y a quand même un coût à faire ça. Alors si la paille reste, je perdrai de l’argent car il faut en plus que j’assure la paille pour le feu», explique-t-il. «Cette année, j’en ai fait pour 20 camions. Si elle ne part pas, l’an prochain, j’en ferai probablement que pour 10 voire je n’en ferai peut-être plus du tout. Car ça me fait mal au cœur de voir de la paille de bonne qualité se dégrader sans rien ne pouvoir y faire».
Un geste de solidarité qui en appelle un autre ? Il serait tout de même dommage de voir une si belle initiative s’arrêter. «Je suis prêt à charger, la paille attend de partir», sourit René Fouet.
Il ne manque plus que des transporteurs.

Christopher Levé

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