Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

NIEVRE

[Article mis en ligne le 19-09-2019]

Chasse

Une saison qui s’annonce compliquée

photo article
De gauche à droite : Nicolas Hardouin, directeur de la DDT ; Bernard Perrin, Président de la FDC, Sylvie Houpic, Préfète et Didier Ramet le président de la Chambre d’Agriculture.
En amont de l’ouverture de la chasse le 15 septembre, la Préfète Sylvie Houspic a réuni les présidents de la Fédération des Chasseurs et de la Chambre d’agriculture pour faire un point sur les modalités de la saison 2019-2020. Les dégâts de gibiers ont été au cœur des échanges.
«C’est une saison qui s’ouvre dans un contexte compliqué en raison de la sécheresse qui perdure dans le département». C’est par ces mots que la préfète Sylvie Houspic a ouvert la réunion organisée à la Préfecture avec le président de la Chambre d’agriculture, Didier Ramet, le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Nièvre, Bernard Perrin et le directeur de la DDT, Nicolas Hardouin. L’objectif de ce rendez-vous était de faire le point sur les mesures prises durant la saison précédente pour favoriser les prélèvements de sangliers. Dans son propos préliminaire, la préfète a parlé «de dégâts importants survenus durant la précédente saison malgré des mesures importantes prises avec l’ensemble des acteurs de ce dossier» (voir encadré). «C’est un sujet majeur pour tous qui ne va pas se régler tout seul. Ceux qui tirent, ce sont les chasseurs mais les agriculteurs doivent être entendus et la situation actuelle est loin d’être satisfaisante». Chacun a pu ensuite exprimer son point de vue à commencer par Bernard Perrin : «Avec cette deuxième année de sécheresse, nous repartons dans le même scénario que l’année dernière. Malheureusement, certaines fédérations sont dans le rouge et n’ont plus les moyens d’indemniser les dégâts. Nous souhaiterions que l’État trouve une solution similaire à celle qu’il a pu trouver sur le problème du loup. Certes, l’état des lieux n’est pas réjouissant mais les chasseurs ne peuvent pas tout» s’est exprimé le président de la Fédération Départementale des Chasseurs. Concernant le montant des dégâts, ce dernier a avancé le chiffre 700 000 euros rien que sur les prairies. Cette somme était normalement prévue pour l’ensemble des indemnisations de la saison. Pour le président Bernard Perrin, la FDC va devoir trouver 1,5 million d’euros pour cette saison. Ce qui pose problème actuellement ce sont les hivers doux qui favorisent la prolifération, ce qui inquiète le président de la Chambre d’agriculture : «on sent clairement une pression des sangliers hors des CTL point noir car ces derniers cherchent à se nourrir. À certains endroits, il y a des zones non chassables car difficilement accessibles pour les chasseurs ou pour les chiens et c’est un fléau. De plus, avec les fortes chaleurs de cet été, la chasse aux sangliers pourtant autorisée depuis le 1er juin a été difficile. C’est la raison pour laquelle, la Chambre d’agriculture se réserve le droit de demander un assouplissement des règles de chasse en dehors des zones point noir».

«Il faut agrainer toute l’année»
L’une des solutions apportées par Bernard Perrin serait d’agrainer tout au long de l’année. Une disposition qui est autorisée par la loi et encadrée du 1er janvier au 31 décembre. Pour lui c’est une solution de fixation du sanglier en forêt pour éviter ainsi qu’ils se dispersent. Une solution qui divise et qui n’a pas obtenu le consensus des participants à cette réunion. «Nous avons bien la solution des louvetiers mais ce sont des bénévoles et nous n’avons pas forcément les moyens de les indemniser à chaque fois. Ce n’est donc pas la solution majeure» a précisé Bernard Perrin. Preuve d’un certain volontarisme sur le dossier, la FDC expérimente actuellement l’expertise des parcelles endommagées à l’aide d’un drone. Un outil qui pourrait permettre d’être plus précis voire plus rapide pour les dossiers d’indemnisation. «Il faut savoir aussi que 50 % des dégâts de maïs proviennent des blaireaux, or nous n’en avons pas la charge et pourtant nous indemnisons systématiquement» a tenu à préciser le président Perrin. Mais outre les mesures prises récemment, le montant des taxes cynégétiques a été révisé par la FDC pour inciter à faire diminuer les populations de sanglier sur les secteurs les plus sensibles. La préfecture rappelle que les chasseurs participent également à la protection des exploitations agricoles, par la mise en place en 2019 de clôtures de protection sur plus de 3 250 hectares de cultures sensibles. L’heure est donc pour le moment au dialogue en tous les cas entre la Chambre d’agriculture et la FDC. La Préfecture a d’ailleurs invité tous les acteurs du territoire à «coordonner leurs actions pour augmenter fortement les prélèvements de sangliers, et ainsi réduire les dégâts occasionnés aux cultures».

Théophile Mercier

photo article

Viticulture - Les vendanges se terminent

[En ligne le 17-10-2019]

photo article

FDSEA - JA - Les agriculteurs maintiennent la pression

[En ligne le 10-10-2019]

photo article

Viticulture - Des vendanges encourageantes pour Mallorie Pabiot et Augustin David

[En ligne le 10-10-2019]

RECHERCHE

ÉDITION N°1549

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux