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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 19-09-2019]

Production laitière

Le compte n’y est pas

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Nicolas Michaud présente plusieurs chiffres révélateurs.
Les membres du bureau de la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or, réunis le 9 septembre à Bretenière, ont évoqué les difficultés du secteur laitier.
La conjoncture laitière a été abordée lors de la dernière réunion mensuelle de la Chambre d’agriculture. Nicolas Michaud, responsable professionnel et président d’Alysé, recense plusieurs obstacles de taille rencontrés par les éleveurs. La remontée du prix du lait, pour commencer, est jugée «nettement insuffisante» : «Cette évolution est effective depuis la fin du printemps et varie selon les laiteries de 3 à 13 euros/1 000 1. Dans tous les cas, cela ne comblera jamais l’impact de la sécheresse dans les exploitations».

Appel à la solidarité
Dans certaines fermes, les rendements en fourrages ont été «deux fois moindres que la normale». Pour ne rien arranger, les rendements de l’ensilage de maïs chutent d’environ 40 % : «les résultats varient généralement de 5 à 11 tMS selon la région de production, contre 10 à 14 tMS lors d’une année plus classique. Cela représente un déficit moyen de 940 kg MS par vache laitière». Nicolas Michaud est d’autant plus inquiet que les jours à venir n’augurent rien de bon : «nous aurions pu espérer une belle pousse des dérobées pour combler notre retard. Là, c’est plutôt mal engagé». Le responsable professionnel de la Chambre d’agriculture appelle à la solidarité entre agriculteurs : «des producteurs qui auraient des maïs potentiellement ensilables sont invités à se faire connaître, ces maïs pourraient être très utiles pour ceux qui en ont besoin. Nous sommes prêts à organiser des chantiers de transports».

L’alimentation coûte cher
La sécheresse engendre des coûts alimentaires plus que considérables : l’augmentation des consommations pour compenser les déficits fourragers est estimée à 200 kg /vache laitière et 200 kg/génisse produite. «La situation est d’autant plus compliquée que les pulpes de betteraves se font rares, du fait d’une récolte peu abondante, sans oublier la nouvelle concurrence avec les méthaniseurs qui contractualisent avec des sucreries», fait remarquer Nicolas Michaud, «qui évalue les conséquences de la hausse des charges à 15 euros/1 000 1 ».

Aurélien Genest

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