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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 19-09-2019]

Pommes de terre

Une recherche de valeur ajoutée

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Yoann Garreau, ici dans un champ à Orgeux. Le jeune producteur était monté sur la scène du parc des expositions de Dijon en début d’année, lors de la remise des trophées de l’agriculture.
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Dans l’un des entrepôts d’Agro DFG, doté d’une chaîne de conditionnement.
Trois agriculteurs de Saint-Julien conditionnent leurs pommes de terre et obtiennent une plus-value de 50 % sur la vente de leurs produits.
Yoann Garreau, Julien Fouchet et Julien Dumont, trois trentenaires domiciliés au nord de Dijon, ont pris le taureau par les cornes pour tenter de vivre décemment de leur métier.
L’investissement dans deux chambres froides et une chaîne de conditionnement leur permet d’avoir aujourd’hui la mainmise sur leurs pommes de terre, du champ jusqu’à la commercialisation.
«Les premiers équipements ont été installés en 2015. Se lancer dans ce projet, nous y pensions depuis un petit moment déjà», indique Yoann Garreau, qui se rappelle très bien de certains déboires avec des négociants : «il y en a eu plusieurs, notamment en 2014. Cette année-là, la moitié de notre récolte de pommes de terre ne nous avait pas été payée, ce fut le coup de grâce. Avec des frais de cultures à hauteur de 3 000 euros l’hectare, les pertes étaient considérables. Nous ne voulions plus dépendre du négoce qui fait systématiquement la pluie et le beau temps chez les producteurs. Nous nous sommes alors lancés dans ce projet, appuyés par la demande de plusieurs clients qui étaient prêts à nous suivre».
En créant l’entreprise Agro DFG, Yoann Garreau et ses deux collègues produisent et conditionnent leur production. «Une fois récoltées, les pommes de terre sont calibrées, lavées, triées, pesées, ensachées et mises en filets de 2,5 à 10 kg. Nous faisons aussi du vrac avec des cartons de 12 kg», informe Yoann Garreau.

2 500 tonnes de pommes de terre
 L’entreprise basée à Saint-Julien travaille également avec plusieurs exploitations du secteur, cinq ou six selon les années. La surface récoltée avoisine désormais les 60 ha, pour une production et une vente de 2 500 tonnes de produits. «Nos deux grands frigos nous permettent de stocker pour vendre des pommes de terre toute l’année. Par exemple, celles récoltées ce jour seront commercialisées à partir de mars 2020. Nous expédions des produits tous les jours en fonction des commandes, principalement à des grossistes mais aussi à d’autres clients comme des magasins et restaurants sur Dijon», ajoute Yoann Garreau. Les investissements des jeunes Côte-d’Oriens ont été conséquents, mais ces derniers s’y retrouvent sur leurs prix de vente, avec une plus-value estimée à 50 % : «les charges sont considérables avec les frais de conditionnement, le stockage, la manutention… Mais la marge réalisée est bien meilleure qu’avant. Nous avons encore des variabilités, notamment en fonction de la qualité de la récolte, mais cela n’a plus rien à voir avec notre fonctionnement d’autrefois. Ce système nous assure de la rentabilité et de la viabilité pour notre société».

Les carottes vont suivre
Agro DFG cultive aussi 10 ha de céleris-raves et 5 ha de carottes. Cette dernière culture est amenée à être conditionnée elle aussi, dans le même objectif de capter de la valeur ajoutée : «c’est notre prochain projet, nous allons commencer sur de petits volumes dès cette année. La demande semble importante et nous avons déjà des clients, les mêmes que pour la pomme de terre. Nous avons déjà commencé d’investir dans du matériel spécifique, nous ne pouvons pas faire autrement». Les trois agriculteurs exploitent également 300 ha de grandes cultures avec du colza, du blé, de l’orge, de la moutarde et de la luzerne. Yoann Garreau, Julien Fouchet et Julien Dumont unissent leurs compétences pour gérer au mieux ces ateliers et peuvent compter sur quatre salariés pour mener à bien leurs différentes activités.

Actualité récolte
Commencée à la mi-juillet, la récolte de pommes de terre se poursuit jusqu’à la fin du mois de septembre. Les rendements sont jugés «moyens» dans les variétés primeurs, avec des volumes variant de 30 à 35 t/ha. La qualité est en revanche très bonne dans l’intégralité des parcelles. Les variétés de conservation livrent de meilleurs rendements, à l’image de la variété Gourmandine avec un score de 45 t/ha. Les variétés polyvalentes comme Agata obtiennent des volumes proches de 60 t/ha.

Aurélien Genest

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