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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 05-09-2019]

Productions végétales

C’est la reprise

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Jacques de Loisy, dans un de ses champs de colza, le 21 août à Hauteville-lès-Dijon.
Le président de la commission productions végétales de la FDSEA évoque la nouvelle campagne qui débute. Le rapport de la mission du CGAAER est notamment abordé.
C’est reparti pour un tour. En Côte-d’Or, les premiers colzas ont été semés dès la fin du mois de juillet. Bon nombre d’hectares l’ont également été début août avec la même idée de limiter l’impact des insectes. À Hauteville-lès-Dijon, sur l’exploitation de Jacques de Loisy, les levées sont globalement satisfaisantes et présentent une certaine homogénéité. « Nous avons profité de quelques millimètres tombés le lendemain des semis. Les altises ne se manifestent pas pour le moment, nous croisons les doigts pour que cela continue ainsi », indique le président de la commission productions végétales de la FDSEA.

Surfaces en berne
Malgré les apparences, le moral n’est pas au beau fixe pour cette culture, qui devrait enregistrer une nouvelle baisse de surfaces dans le département : « nous perdons globalement 20 % lors de chaque exercice depuis trois ans. La sécheresse, les insectes, mais aussi les prix et la restriction des moyens de protection des plantes dissuadent un nombre grandissant de producteurs ». Cette tendance est « inquiétante » car le colza est la principale tête de rotation utilisée en Côte-d’Or : « elle était jusqu’ici la plus rentable, à partir du moment où nous récoltions une trentaine de quintaux à l’hectare, avec un prix supérieur à 400 euros la tonne. Mais cela se complique sérieusement pour toutes les raisons précédemment citées. Les différentes parades sont limitées et posent question : opter pour un système paille sur paille est très risqué. Le pois, le tournesol, la luzerne et des mélanges fourragers ont tendance à se développer : ils peuvent être des solutions à court terme, mais une forte augmentation de ces productions ne sera peut-être pas sans conséquence sur le marché ».
Le Côte-d’orien s’inquiète, plus globalement, de la baisse des cours céréaliers entamée il y a plusieurs semaines : « la récolte est bonne à l’échelle mondiale, je pense notamment à l’Ukraine et à la Russie qui enregistrent de très bons scores. La moisson de maïs aux États-Unis est fortement attendue. Celle-ci est annoncée à la baisse, mais il faut se méfier de la communication des Américains. Le marché est susceptible de s’alourdir et la guerre commerciale avec la Chine pourrait ne rien arranger. Les conséquences pourraient sérieusement peser sur les exploitations de notre département, qui n’ont pas toutes réalisé une bonne moisson, loin de là. Certains secteurs, notamment sur les hautes côtes et le plateau, ont une nouvelle fois souffert, tant en céréales qu’en colza. Des rendements de 10 q/ha sont parfois à déplorer dans cette culture. Une nouvelle baisse des prix sera d’autant plus pénalisante ». En termes de pluviométrie, tous les territoires côte-d’oriens ne sont pas logés à la même enseigne, ce qui inquiète d’autant plus Jacques de Loisy.  « C’est un autre problème de taille. Certains agriculteurs ont reçu plus de 150 mm d’eau durant les trois premières semaines d’août. D’autres secteurs, comme au nord et à l’ouest de Dijon n’ont quasiment rien eu. Il y a des disparités énormes, à l’image des résultats enregistrés durant les moissons ».

Aurélien Genest

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