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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 29-08-2019]

Élevage

Du bio à tous les niveaux

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Florence Guillerault est la référente bio d’Alysé.
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Aurore Gérard propose plusieurs types de services aux éleveurs ovins viande.
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Vincent Doal réalise des études technico-économiques pour vérifier la pertinence du bio dans les systèmes bovins viande.
La Chambre d’agriculture de Côte-d’Or et Alysé répondent à toute interrogation en lien avec l’agriculture biologique. Les deux structures accompagnent les éleveurs en cours de conversion ou ayant déjà franchi le cap.
L’agriculture biologique est de plus en plus plébiscitée par les consommateurs. S’inspirer de techniques bios, se convertir en agriculture biologique ? Chacun place le curseur où il le souhaite. Un accompagnement est proposé aussi bien pour les jeunes installés que les agriculteurs bios chevronnés ou en conversion. Plus loin que l’appui technique du bio, la Chambre d’agriculture rappelle l’organisation de nombreuses formations autour de thématiques dites alternatives tout au long de l’année. Ces différentes cessions sont très variées et de plus en plus fréquentées. Les services d’Alysé s’adressent plus spécifiquement aux producteurs laitiers.

Bovins viande
Vincent Doal réalise des études technico-économiques pour vérifier la pertinence du bio dans les systèmes bovins viande. Le conseiller de la Chambre d’agriculture propose également ses services pour la réalisation de rations spécifiques, avec le souci permanent de l’autonomie alimentaire, «car le coût des aliments bio peut être un frein à la rentabilité économique». Le technicien travaille aussi sur certains périmètres de captage, en cours de conversion ou déjà convertis, pour aider les éleveurs à rester compétitifs, le tout en faisant abstraction des aides. «Le bio est en pleine expansion dans de tels systèmes, nous partions d’une situation très marginale», indique Vincent Doal, «l’organisation de la filière va jouer un rôle clé dans le développement de ce marché. Les éleveurs ont besoin d’un maximum de visibilité, pour anticiper la baisse ou la disparition des aides. Il existe aujourd’hui une valorisation de la viande bovine bio, mais est-elle suffisante, compte tenu des temps d’engraissement plus longs, des poids de carcasses plus faibles, de certaines catégories non valorisées comme les broutards et d’un d’aliment au coût plus élevé ? Par ailleurs, dans nos zones de polycultures, la complémentarité avec les productions végétales reste un atout important. La réussite technique et financière d’une exploitation bio viendra rarement sans une synergie entre ateliers». La production de viande allaitante conventionnelle de la région et la production de viande bio sont deux productions «assez proches en termes d’impact environnemental et de qualités organoleptiques», fait remarquer Vincent Doal : «le développement de la viande bio passera donc par une segmentation des marchés, afin de créer de la valeur ajoutée. Ceci reste un domaine sur lequel de nombreux sujets méritent encore d’être explorés, afin de ne surtout pas rester dans les dogmes, mais pour être sûr de répondre à une demande claire et enfin rémunératrice pour les producteurs». Contact : 03 80 90 89 09 ou Vincent.Doal@cote-dor.chambagri.fr

Ovins viande
Aurore Gérard propose plusieurs types de services aux éleveurs ovins viande. Font notamment partie de ses compétences : le chiffrage de l’impact du passage en bio pour des troupes existantes, le conseil sur la pré-conversion, sur la création de cheptels ou encore sur le rationnement des troupeaux. «Comme dans les autres productions, le bio connaît une croissance importante depuis quelques années en ovins. Un peu plus de 1 500 brebis viande étaient élevées en bio en Côte-d’Or en 2017, sans compter les conversions. Nous sommes vraisemblablement autour des 5 % du cheptel aujourd’hui», informe la conseillère élevage de la Chambre d’agriculture. Ce niveau «reste encore modeste», mais la question du bio se pose «de plus en plus fréquemment» devant les conversions de structures céréalières qui impliquent la réimplantation de luzernes et des besoins importants en matières organiques : «les brebis valorisent très bien le pâturage comme les couverts végétaux. Que ce soit en bio ou en conventionnel d’ailleurs, le mouton a beaucoup à apporter aux systèmes céréaliers d’aujourd’hui».
«Le défi du développement du bio, demain en élevage, sera d’organiser une filière longue afin de proposer un écart de prix suffisant toute l’année pour couvrir le surcoût engendré par les systèmes de production d’agneaux bio», poursuit Aurore Gérard, «il s’agit aussi de trouver des pistes pour mettre en adéquation production et demande. En effet, actuellement, les agneaux bios manquent au premier semestre alors que tous ne sont pas valorisés en bio au deuxième. Il est donc prudent de se renseigner auprès des acheteurs potentiels des besoins de la filière avec d’engager une conversion et de choisir un système de production». Sur l’aspect technique, avec des aliments 60 % plus chers qu’en conventionnel, assurer au maximum l’autonomie alimentaire apparaît essentiel dans un système ovin viande bio : «autonomie fourragère et maîtrise de la charge en concentrés sans pénaliser les qualités de carcasse sont des points cruciaux d’un système ovin performant en AB», souligne la conseillère. Contact : 06 87 85 06 99 ou aurore.gerard@cote-dor.chambagri.fr

Bovins, caprins et ovins lait
Florence Guillerault est la référente bio d’Alysé. La conseillère et formatrice petits ruminants de la coopérative se tient à disposition pour répondre à toute question s’intéressant aux caprins et aux ovins, notamment dans le système laitier. Des renseignements d’ordre réglementaire peuvent être apportés aux éleveurs. Une aide à la décision à la conversion à l’agriculture biologique est également proposée sous forme de trois rendez-vous. «Toutes les productions sont ici concernées avec les bovins, les ovins et les caprins», indiqueFlorence Guillerault, «le premier rendez-vous s’intéresse à l’étude du système fourrager et à l’assolement global, avec la participation de la Chambre d’agriculture. La seconde réunion s’intéresse à l’aspect réglementaire avec l’étude du cahier des charges bio. Une simulation de l’impact économique du passage en bio est au programme du troisième et dernier rendez-vous». L’élevage bio dans la région Bourgogne Franche-Comté représente aujourd’hui 6 % de la SAU : «quelques jeunes, la plupart du temps en polyculture-élevage avec transformation fromagère, s’installent en agriculture biologique, mais le nombre d’animaux convertis reste faible par rapport à d’autres régions de France comme en Provence-Alpes-Côte d’Azur ou encore en Occitanie», informe la conseillère, pour qui l’autonomie sur la ferme reste le «facteur primordial» pour bon nombre d’éleveurs souhaitant se convertir à l’agriculture biologique. Contact : 06 50 10 98 92 ou fgi@alyse-elevage.fr
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