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YONNE

[Article mis en ligne le 21-08-2019]

Les projets de développement du groupe Soréal et de Sicarev coop

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Fabricant d’aliments du bétail, le groupe Soréal prévoit de développer son activité élevage et négoce d’animaux, en collaboration avec des partenaires de proximité. Trois principaux axes de développement sont ainsi évoqués : les filières volailles, bovines et ovines, avec pour chacune d’entre elles la nécessité de trouver de nouveaux producteurs pour satisfaire les besoins des outils industriels locaux.
Produire plus localement, c’est le fil conducteur des projets du groupe Soréal. Celui-ci a décidé de mener trois axes de développement, dans les trois à cinq années à venir, dont deux (le développement des filières bovines et ovines) en lien avec Sicarev coop. «Le premier concerne la volaille standard, un peu de Label Rouge et les poules pondeuses plein air, Label Rouge et bio», indique Jérémy Lorne, en charge de la partie volaille pour le site Soréal de Joigny.
Pour les volailles standards, les recherches de nouveaux bâtiments et éleveurs se concentrent sur l’abattoir de Chailley, appartenant au groupe hollandais Plukon. «L’abattoir abat actuellement 450 000 poulets par semaine et le souhait est de passer, en deux étapes à 700 000 puis 1 000 000 de poulets par semaine», poursuit-il.
Pas moins de 80 bâtiments neufs sont dorénavant recherchés dans un rayon de 100 km autour de Joigny, pour des surfaces allant de 1 350 m2 (pouvant accueillir 30 000 poulets) à 1 800 m2 (d’une capacité de 40 000 poulets). «Pour les volailles de chair Label rouge, ce sont de plus petits bâtiments qui sont recherchés, d’une surface de 400 m2, avec un parcours d’un hectare, sur les communes de Charny-Orée-de-Puisaye, Bléneau et Saint-Fargeau».
Quant aux œufs ? «CDPO (Conditionnement distribution et production d’œufs) souhaite délocaliser sa production d’œufs de Bretagne dans notre région. Alors, des ateliers de poules pondeuses plein air vont être mis en place pour permettre de satisfaire la demande des consommateurs actuels, sur des bâtiments de 30 000 à 40 000 poules», explique Jérémy Lorne.

Arriver à 70 % des abattages provenant de bovins locaux
Second axe de développement : la production bovine. «Au sein de Sicarev coop, on a la commercialisation du broutard mais aussi la voie de l’engraissement», commente Séverine Breton, directrice de l’organisation de producteurs ovins de Sicarev coop, à Migennes. «Le constat du jeune bovin est simple : on a un outil d’abattage à Migennes spécialisé en bovins et qui a des marchés à l’export, notamment l’Allemagne. Et aujourd’hui on est dans une zone de production où on n’a pas assez de productions par rapport aux besoins de l’outil, donc on va les chercher ailleurs», détaille Séverine Breton. «On se dit que l’on a des ressources alimentaires, aussi bien en aliments qu’en matière première, donc plutôt que de continuer à envoyer les jeunes bovins à l’étranger, on les garderait chez nous pour les engraisser». Ainsi, 30 bâtiments de 200 places, soit 6 000 places, sont recherchés, sur de la création comme de la reconversion.
«Il y a 42 000 bovins abattus par an (pour Sicarev coop). Aujourd’hui l’apport de la coopérative est de 21 000 animaux, le reste provient de l’extérieur», ajoute Johan Marcon, responsable du site Soréal à Joigny. «L’idée n’est pas de faire 21 000 bovins de plus pour que la totalité des animaux abattus soient produits chez nous, mais d’arriver à 70 % des abattages provenant d’animaux locaux».

Une volonté d’abattre 3 000 ovins par semaine
Le troisième projet concerne, quant à lui, la production ovine. «On s’est défini un axe qui est d’abattre 3 000 ovins par semaine (contre 1 500 à 1 600 aujourd’hui) », assure Séverine Breton. « Il faut donc développer la production pour fournir l’abattoir afin de répondre aux demandes des clients. Aussi, on reste persuadé que la production ovine est une vraie réponse à des problématiques agro-environnementales sur le territoire».
Car le principe en production ovine est que l’on ne résonne pas en nombre de bâtiments mais plutôt en nombre de brebis et en complémentarité de système. «Aujourd’hui, la production ovine est celle qui s’adapte le mieux pour venir en complément des céréales, puisque l’on peut choisir, en fonction de la race, le moment où l’on veut produire. Donc on peut faire naître et engraisser les agneaux sur la période où il y a moins de choses à faire dehors», conclut-elle.

Christopher Levé

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