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NIEVRE

[Article mis en ligne le 08-08-2019]

Élevage

Les bons gestes à adopter en période de sécheresse

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Pour les conseillers de la Chambre d’Agriculture, le surpâturage et le piétinement détériorent fortement le couvert végétal des pâtures et donc leur production.
Dans son dernier point fourrage du 30 juillet, la Chambre d’Agriculture a émis des recommandations à destination des éleveurs du département afin d’adapter son cheptel aux aléas climatique.
La sécheresse persévère et les pâtures ne permettent plus d’assurer une nourriture suffisante aux animaux malgré des besoins importants à cette époque (croissance pour les veaux, lactation et développement placentaire pour les vaches). L’affouragement et/ou la complémentation sont indispensables pour éviter retards de croissances et amaigrissements excessifs. Les situations ne se gèrent cependant pas toutes de la même manière. Voici quelques préconisations :
Un veau peut être sevré à partir de 5 mois s’il consomme quotidiennement 1,5 à 2 kg de concentrés. Le sevrage précoce permet de soulager les vaches et d’ainsi préserver leur état corporel en réduisant leurs besoins quotidiens de 20 à 30 %. En pratique, les veaux nés avant le mois de février doivent être sevrés. Dans les situations ou le sevrage n’est pas encore envisageable (vêlages tardifs, veaux non complémentés), il est indispensable de prévoir une complémentation des veaux, mâles et femelles. Les femelles représentent en effet l’avenir du troupeau et tout retard de croissance subi à cette période ne sera jamais totalement rattrapé. Il en résulterait une génération complète de femelles à l’avenir incertain dans les élevages. La complémentation facilitera le sevrage des animaux qui sera a prévoir dès qu’ils consommeront une quantité suffisante de concentrés (a moins d’une reprise de pousse d’herbe suffisante début septembre, auquel cas les veaux les plus jeunes pourront rester avec leurs mères). Les veaux sevrés doivent disposer de foin, de sel et d’eau propre à volonté. Ils doivent être allotés par sexe. Les femelles doivent être rationnées (1 à 2 kg de concentrés par jour) pour maintenir une croissance suffisante mais ne pas déposer de gras. Les mâles peuvent être rationnés (dans ce cas s’assurer d’avoir une place par animal à l’auge) ou disposer d’un nourrisseur avec distribution à volonté. La repousse peut avoir lieu dehors, permettant ainsi de limiter les risques d’apparition de problèmes pulmonaires et d’économiser de la paille litière.

Ne pas sous-alimenter les vaches suitées
Les vaches dont le veau est sevré sont taries et ont des besoins moindres. Selon leur état corporel, un apport de foin moyen ou de paille additionnée d’aliment liquide est suffisant tant qu’elles ne sont pas dans les deux mois qui précèdent leur mise bas.
À l’inverse, les vaches dont les veaux sont trop jeunes pour être sevrés ainsi que les primipares doivent disposer de foin ou d’enrubannage en libre-service, complété, en fonction de la valeur alimentaire du fourrage, par 1 à 2 kg de concentré pour éviter leur tarissement ainsi qu’un amaigrissement excessif. En ce qui concerne la génisse de 18 mois, il est important de maintenir une croissance minimum. Elles ont la capacité de faire de la croissance compensatrice. Il ne faut pas pour autant les laisser maigrir mais leur apporter un fourrage qui leur permet de maintenir une croissance minimum (5 kg de foin jour qui peuvent être complétés par 1 kg de concentré si le foin seul n’est pas suffisant pour les maintenir en état). Côté commerce, la Chambre d’Agriculture conseille d’anticiper les ventes pour diminuer le chargement. Avancer la date de sevrage permet d’anticiper les ventes des vaches à reformer. Les animaux vendus tôt permettent des économies de fourrage qui peuvent s’avérer salutaires en fin d’hiver.

Prairies, préserver ses prairies en évitant le surpâturage
Le surpâturage et le piétinement détériorent fortement le couvert végétal des pâtures et donc leur production. Il est préférable de bloquer les animaux sur une petite surface qui sera « sacrifiée » de manière à préserver au maximum le reste de vos prairies. Si vous pratiquez le pâturage tournant, il suffit de garder les animaux sur un paddock existant. Dans le cas d’un pâturage continu, vous pouvez choisir une petite parcelle ou installer une clôture électrique pour restreindre la surface accessible aux animaux.
Vouloir retarder l’affourragement en espérant économiser quelques bottes aura un impact négatif sur la production fourragère de la prairie l’année suivante ainsi que sur son redémarrage à l’automne (si les conditions redeviennent favorables à la pousse).

Tél. : 03 86 93 40 60 - Mail : elevage@nievre.chambagri.fr

Théophile Mercier

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