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YONNE

[Article mis en ligne le 01-08-2019]

Moissons

Des récoltes globalement bonnes pour le département

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Soufflet a déclassé environ 10 % des lots d’orges d’hiver qui avaient plus de 4 % de graines étrangères, dans ce cas précis du blé. (Photo: Emmanuel Bonnin)
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En excluant le colza, les premiers résultats des moissons sont plutôt bons, d’après Soufflet agriculture. (Photo: Emmanuel Bonnin)
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L’une des particularités de cette année est la repousse de blés dans les orges d’hiver. (Photo: Emmanuel Bonnin)
Les moissons touchent à leur fin dans le département. Si une grande hétérogénéité ressort, les récoltes restent dans l’ensemble bonnes au niveau des rendements. La qualité est aussi globalement au rendez-vous, à l’exception des orges de printemps. Le colza a lui connu de grosses difficultés dans tous les secteurs.
«Les résultats de la récolte dans l’Yonne sont globalement bons, si on exclut bien sûr le colza », indique Georges Lemineur responsable commercial de la région Bourgogne, à Soufflet agriculture. «Il y a quand même des niveaux bas dans certaines petites terres. On a des rendements qui peuvent descendre à 50 q/ha en céréales, voire en dessous même si ça reste exceptionnel». Des résultats liés à la canicule de juin qui a pesé sur les productions. «On trouve dans l’ensemble, des parcelles avec des niveaux de rendements meilleurs dès que la terre est un peu plus profonde et fissurée».
Et on constate une hétérogénéité suivant les secteurs. Dans le sud du département, «j’estime la moyenne des rendements à 60 q/ha en blé, à 65 q/ha en orges d’hiver et à 60 q/ha en orges de printemps», détaille Georges Lemineur. «Dans le nord de l’Yonne, on trouve des secteurs où les rendements sont souvent supérieurs à 85 q/ha de moyenne pour les orges de printemps et les blés. Pour les orges d’hiver, on est plutôt à 80 q/ha de moyenne. Et dans le centre du département, on est à 80 q/ha de moyenne pour les céréales».
Quant à la qualité ? Pour les blés, elle est bonne malgré quelques points bas en protéines. Idem pour les orges d’hiver avec un calibrage à 82 de moyenne et un tôt de protéines un peu bas, à 9,8 % en moyenne. «Par contre, en orges de printemps, la qualité est médiocre. En moyenne, le calibrage est à 72 et cache de grandes disparités de 40 à 90», poursuit Georges Lemineur. «D’une manière générale, les orges de printemps ne sont pas bonnes chez Soufflet avec un taux de protéine qui est trop bas (9,5 % de moyenne) avec une grosse part inférieure à 9,5 % et une autre inférieure à 9 %». Le responsable commercial estime qu’il y a 10 % des lots en orges de printemps qui sont déclassés, avec un calibrage en dessous de 40.
La repousse des blés dans les orges d’hiver
Cette année, une particularité ressort, propre à la Bourgogne : celle de la repousse de blés dans les orges d’hiver. «Avec l’automne dernier qui a été sec, les préparations de terres préalables aux semis n’ont pas permis de faire germer les blés», observe Georges Lemineur. «Il y a une tolérance par le marché qui est de 2 % de graines étrangères dans un lot d’orges destiné à la brasserie. Et là aussi on a dû déclasser une dizaine de pourcents qui étaient supérieurs à 4 %, un pourcentage propre à Soufflet. Le marché dit 2 % mais la réglementation autorise plus», assure-t-il.
Et pour le colza ? «Les rendements vont de 4 à 36 q/ha. On n’a jamais vu ça. Avec des colzas sales et des taux d’impureté supérieurs à 10 % pour un grand nombre de cas», confie le responsable commercial.
«Avec l’absence de la culture du colza ou du moins la diminution, on a aujourd’hui beaucoup de gens qui se retrouvent avec énormément de paille sur paille. Et pour certains, c’est préjudiciable en termes de rendement», affirme Olivier Coste, technico-commercial du secteur Auxerrois et Chablisien, à Soufflet agriculture.
Si faire une culture alternative est une possibilité pour tenter de minimiser la perte de rendement dû au colza, ce n’est pas une chose si simple que cela. «Quand on introduit des cultures alternatives, il faut que l’agriculteur soit bien au courant des interventions qu’il peut avoir à faire, des ravageurs à observer car il y a des réflexes à acquérir, qui ne sont pas innés, qui peuvent parfois conduire à des erreurs malheureuses», explique Emmanuel Bonnin, technicien filières du service agronomie, conseils et innovation, à Soufflet agriculture. «De plus, les cultures alternatives réclament parfois un équipement spécifique, soit de semis, soit de récolte, que le colza, l’orge ou le blé ne réclament. En faisant plusieurs têtes d’assolement, ça peut avoir des coûts importants supplémentaires».
Malgré quelques points noirs, les récoltes restent plutôt globalement très satisfaisantes dans l’Yonne, d’après les premiers résultats.

CL

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