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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 01-08-2019]

Semur / Époisses

Correct, en attendant le maïs

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Le maïs de l’exploitation souffre du sec et ne sera certainement pas du même niveau que les autres cultures.
Hubert et Julien Baulot ont récolté de bons volumes et de la qualité à Vic-de-Chassenay.
Éleveurs de vaches laitières et allaitantes à Sauvigny, Hubert et Julien Baulot ont stocké « tout ce qui pouvait l’être » dans leur exploitation, avec une récolte d’herbe plutôt satisfaisante en quantité et aussi en qualité. Les moissons qui ont suivi ont permis de s’assurer un volume correct en paille. Les graines sont tout aussi satisfaisantes avec un rendement d’orges d’hiver estimé à 80 q/ha en variété Étincel, avec 69 en PS, 84 en calibrage, et 9 en protéines. Le blé affiche un score « seulement moyen » avec un peu plus de 60 q/ha dans la variété Apache, mais la qualité est au rendez-vous avec 74,5 en PS et 13,4 en protéines. « Ce résultat nous convient à peu près, surtout si l’on considère le temps chaud que nous avons eu ici. Il y a toutefois 10 % de petits grains dans la récolte. Nous avons aussi la variété Compil, qui devrait se situer aux alentours de 60 q/ha », indique Hubert Baulot. Le triticale livre pour sa part un très bon 80 q/ha. Le pois de printemps termine à 43 q/ha, l’orge de printemps à 50 q/ha et l’avoine de printemps à 40 q/ha.

Le maïs fait grise mine
La récolte de 12 ha de maïs ensilage, prévue début septembre, attire l’attention des deux Côte-d’oriens : « la situation est tout autre, le maïs est la grande préoccupation du moment. Il souffre de plus en plus du sec et ça se voit. Il mesure en moyenne un mètre de hauteur, alors qu’il devrait faire 1,50 m voire deux mètres à cette date. Nous l’avons semé en deux fois : celui qui l’a été le 1er mai a subi, en plus du coup de sec, de basses températures pendant plusieurs nuits. Il a été long à sortir et il manque des pieds aujourd’hui dans la parcelle concernée. Le maïs semé deux semaines plus tard est beaucoup plus régulier mais souffre tout autant du manque de l’eau ». Des précipitations annoncées le week-end dernier étaient attendues avec impatience à Sauvigny.

Colza, l’interrogation
La famille Baulot s’interroge, comme bon nombre de ses collègues, de la pertinence de se relancer en colza : « s’il ne pleut pas et si les terres ne sont pas fraîches d’ici quelques jours, nous n’en sèmerons pas. Plus de 90 % de nos 5,5 ha n’ont pas levé cette année, faute à la sécheresse », commente Hubert Baulot, qui d’ordinaire, cultive du colza sur une quinzaine d’hectares. « J’avais déjà sérieusement diminué la sole, car je restais sur un rendement de 10 q/ha en 2018. Nous avons de gros problèmes d’altises ». À l’automne dernier, le colza a été remplacé par une surface supplémentaire de triticale, du pois et même un peu de lentilles, testées pour la première fois sur l’exploitation, qui ont été récoltées ces tout derniers jours.

Un mélange suisse
Si aucun colza n’est semé lors de la prochaine campagne, les deux Côte-d’oriens envisagent de se lancer de nouveau dans la culture du pois. Une réflexion est également menée sur le trèfle semence. L’exploitation de polyculture-élevage continuera de développer ses praires temporaires, avec notamment un mélange suisse (luzerne, dactyle, trèfles, ray-grass, fétuque…), cultivé depuis quatre ans sur leurs terres et ayant donné encore des rendements plutôt intéressants il y a quelques semaines.

AG

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