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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 25-07-2019]

Productions végétales

Les grandes cultures puis la vigne

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Lucien Rocault exploite 6,5 ha de vignes et 130 ha de grandes cultures à Baubigny.
Un agriculteur des Hautes Côtes de Beaune aborde ses différentes récoltes.
Sans orges cette année, Lucien Rocault a débuté sa moisson seulement le week-end dernier dans ses différentes parcelles de blés. L’agriculteur de 35 ans s’attendait à un bilan « très moyen », de l’ordre de 40 q/ha, suite à d’importants problèmes d’insectes à l’automne, un tallage décevant au printemps et l’impact de la canicule en fin de cycle.

Le colza a été normalement fauché dans la foulée avec des incertitudes de taille liées à l’attaque de grosses altises.

La récolte de moutarde terminera la moisson 2019 sur le plateau séchant des Hautes Côtes, Lucien Rocault espère tirer un rendement entre 8 et 10 q/ha.

Les vendanges s’effectueront quelques semaines plus tard, entre le 10 et le 20 septembre, avec davantage de promesses dans des parcelles principalement composées de Hautes côtes de Beaune blancs et rouges : « La récolte s’annonce plutôt bien, nous avons de belles sorties de grappes, mais il faut qu’il pleuve, car le manque d’eau commence à se faire ressentir sur la roche. De plus en plus de feuilles sont en train de sécher. Heureusement, nous ne sommes pas au stade de nos collègues du sud de la France, dont les vignes ont littéralement grillé. Au cours de l’été 2018, deux orages nous avaient sauvés, avec une récolte d’un niveau inédit à la clé. Tout est encore possible pour un grand millésime ».

Cap sur la bio
Lucien Rocault a fait le choix de l’agriculture biologique dans ses vignes dès son installation en 2009. Le Côte-d’Orien a franchi le pas dans ses grandes cultures il y a seulement un an, en débutant la conversion de 50 premiers hectares : « ce passage a été plus long dans les champs, c’est vrai. L’agriculture conventionnelle en grandes cultures m’a apporté une certaine liberté et une souplesse dans mon travail dans les vignes. Cette nouvelle étape relevait pour moi du bon sens, j’ai pu me former techniquement ces dernières années ». La recherche de résilience « n’est pas simple sur notre plateau séchant », poursuit le producteur : « l’avenir de chaque exploitation doit se raisonner au cas par cas. Faire davantage de traitements de semences et réaliser des insecticides à l’automne ne me convenait pas. Depuis deux ans, je me suis orienté vers un système intégrant des productions fourragères. J’ai aujourd’hui de la luzerne, du trèfle et du sainfoin, en contrat avec des éleveurs locaux. Mon futur système grandes cultures, je le vois avec beaucoup de légumineuses et une céréale tous les quatre ou cinq ans. Le chanvre est également une piste intéressante malgré la récolte au même moment que les vendanges ».

Aurélien Genest

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