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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 25-07-2019]

Charolais France

Un projet en phase avec la filière

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Pour Hugues Pichard, l’adaptabilité de la charolaise aux différents marchés est aujourd’hui prouvée et elle le doit à sa grande diversité de modèles.
Sortant de quatre ans de bouleversements engendrés par la mise en place du nouveau règlement zootechnique européen, l’OS historique Charolais France apparaît aujourd’hui confortée. Une nouvelle gouvernance et un programme de sélection animé par un esprit filière devraient lui permettre de répondre aux besoins réels des éleveurs de charolais.
L’organisme de sélection (OS) Charolais France a tenu son assemblée générale le 28 juin dernier à Charolles.

Une réunion qui a permis de prendre la mesure de tout le travail accompli depuis quatre ans alors même que la race a dû affronter la mise en place du nouveau règlement zootechnique européen (RZUE).

En réussissant à conserver 93 % de la charolaise unie, Charolais France a joué son rôle historique d’organisme rassembleur.

Plus que jamais «partenariale, collégiale et ouverte», l’OS en a profité pour se doter d’une nouvelle gouvernance en «osant mettre un terme aux trois collèges bloquants qui l’empêchait d’avancer», se félicite le président Hugues Pichard.

À la place, deux pôles, l’un «développement» regroupe l’ensemble des entreprises de sélection (Herd-Book, Charolais Univers et Auriva) ; l’autre «valorisation» regroupe l’ensemble des acteurs partenaires de l’OS (label rouge, AOC, Institut Charolais, Coop de France, France Conseil Élevage, Elvéa France, Chambres d’agriculture, fédération des stations, SAS Charolais Expansion).

La composition de ces deux pôles garantit un meilleur équilibre entre les partenaires avec, par exemple, l’intégration d’Elvéa (commerce privé). Un souci d’équité et de pluralisme pour un meilleur reflet de la diversité de la filière, justifie Hugues Pichard.

Esprit filière
L’autre fait marquant de la nouvelle organisation est d’être structurée autour d’un projet de filière. «Parce que le charolais, ça se mange !», argumente le président avec cette question cruciale : «quelle vache veut le consommateur ?» C’est pour cette raison que le pôle «valorisation» a pris beaucoup d’ampleur dans l’organisation de l’OS.

L’esprit filière guide désormais le programme de sélection de la charolaise. Un programme que l’OS entend bien faire évoluer pour répondre aux attentes des consommateurs tout en respectant les spécificités des bassins de production. Avec l’impératif d’une production rémunératrice avec des plus-values (lire encadrés).

Dans le même ordre d’idée, avec un certain nombre de partenaires dont l’Inra, l’Institut de l’Élevage et des acteurs de la filière, Charolais France conduit un projet «tendreté de la viande». L’objectif en est de mettre au point un index pour prédire la tendreté de la viande des animaux et donc d’affiner la sélection sur ce critère.

La Charolaise sur tous les fronts !
Face aux nombreux bouleversements que traversent l’élevage et la génétique, Charolais France soigne plus que jamais la promotion et la représentation de la race auprès des pouvoirs publics, des interprofessions, des organismes techniques et professionnels, du public. «Nous allons partout où la charolaise a besoin d’informations. À Paris, Cournon, c’est là où tous les présidents se croisent. Le Festival du Bœuf est aussi un évènement incontournable pour Charolais France. Nous y rencontrons des bouchers, des clients de la filière, des apprentis bouchers…», expliquait Hugues Pichard. Parmi les avancées qui se sont jouées à Paris, le président se félicitait de la création de Généval, la nouvelle structure collective d’indexation qui, née du désengagement de l’État à financer l’indexation, a permis de préserver un prix unique à tous les éleveurs.

L’OS est également très vigilante sur le sanitaire ; «la clé de voûte de tout commerce», rappelait Hugues Pichard.

Pour l’avenir, Charolais France entend moderniser ses outils afin qu’ils continuent de répondre aux besoins réels des éleveurs. Dans un souci de renouvellement des générations, elle aimerait aussi ouvrir le livre généalogique, «avec un livre novateur qui donne envie d’y participer», conclut Hugues Pichard.

Marc Labille

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