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YONNE

[Article mis en ligne le 18-07-2019]

Emploi viticole

La volonté d’intégrer les migrants sur les vendanges

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La FDSEA de l’Yonne, AVE 89 et l’Anefa ont rencontré Coallia, mardi 9 juillet, pour évoquer les opportunités d’emploi en viticulture.
Mardi 9 juillet, la FDSEA de l’Yonne, AVE 89 et l’Anefa ont rencontré Coallia pour aborder les opportunités d’emploi en viticulture pour les migrants. Avec pour objectif commun d’intégrer des travailleurs sur les vendanges et de leur assurer des formations pour trouver, à terme, un emploi de longue durée.
«L’objectif de cette réunion est, pour nous, de répondre aux attentes des employeurs agricoles en intégrant un maximum de travailleurs migrants tout en leur assurant des formations», assure France Lahutte, animatrice emploi à l’Anefa (Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture).

Mardi 9 juillet, la FDSEA 89, AVE 89, Anefa et les services de l’État (Direccte et DDCPSS) ont rencontré Coallia, l’une des trois structures qui gèrent l’accueil des migrants dans l’Yonne avec Adoma et la Croix rouge, pour parler des opportunités communes d’emploi en viticulture pour les réfugiés statutaires, à commencer par les vendanges. «On souhaite les intégrer dans les vignes à cette période-là et on en profite pour repérer ceux qui pourraient être à nouveau présents l’hiver pour la taille et pourquoi pas pour le travail sur tracteur», continue France Lahutte.
Une volonté que partage Coallia. «Nous, nous avons beaucoup de réfugiés dans nos structures et on doit les sortir dans les six mois, c’est le cadre réglementaire. Les exploitants agricoles et les viticulteurs ont, eux, des besoins en mains d’œuvre. Le but était donc de se rencontrer pour dire : comment on peut faire avancer les choses et surtout se faire rencontrer ces deux publics qui ne se connaissent pas», explique Frédérique Cogourdant, directrice d’unité territoriale Yonne et Nièvre, à Coallia. «Notre public arrive du Soudan, de Syrie, de différents pays, donc ils ne connaissent pas les différents métiers qu’il peut y avoir en France. On espère que les personnes de nos structures, qui sont des réfugiés statutaires, donc qui ont des papiers en règle, qui dépendent du droit commun comme vous et moi, puissent aller combler les problèmes d’emploi que rencontrent les exploitants agricoles».

117 réfugiés statutaires disponibles
Aujourd’hui, selon Coallia, il y a actuellement 117 réfugiés statutaires disponibles à l’emploi immédiat. «On fait déjà la même chose avec les métiers de l’industrie. Là c’est la première fois avec les viticulteurs et les exploitants agricoles en général. Mais on espère dupliquer ce modèle de partenariat à d’autres secteurs d’activité», assure Frédérique Cogourdant. «Pour le secteur de l’industrie, on le fait depuis deux ans et ça marche bien. Il y a des gens qui ont eu des CDD et même des CDI suite à l’apprentissage. Notre objectif est d’accompagner les réfugiés statutaires à trouver un emploi pour qu’ils puissent trouver un logement. Et qu’ils puissent avoir une belle vie en France, en intégration et pas seulement dans leur coin».
Quant à l’obstacle de la langue pour une grande partie des migrants ? «Ce n’est pas sûr que ce soit un obstacle pour les vendanges car il n’y a pas de gestes techniques à apprendre», répond France Lahutte. «L’obstacle se fait davantage sentir sur le reste du travail à faire dans l’année, comme la taille qui est très technique. Mais le plus gros problème concerne la mobilité où des solutions sont recherchées».
Certains viticulteurs ont déjà fait l’expérience d’embaucher un travailleur réfugié statutaire. «J’ai rencontré Coallia, que je connais depuis plusieurs années, à l’occasion d’une opération organisée par pôle emploi le 30 avril dernier», indique Pascal Mercier, vigneron au domaine de l’Orme à Lignorelles. Ce dernier a, à la suite de cette journée, embauché un jeune Afghan de 23 ans, fin mai, qu’il a formé au travail de la vigne ainsi qu’à la conduite d’enjambeur. «Aujourd’hui, il y a beaucoup de candidats potentiels proposés par Coallia, ce qui était moins le cas avant. Et pour nos métiers, ça donne plus de facilité pour trouver du monde à recruter», confie-t-il.

Si vous êtes intéressé, vous pouvez contacter la section emploi de la FDSEA 89 au 03 86 49 48 10.

Christopher Levé

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