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NIEVRE

[Article mis en ligne le 04-07-2019]

Mercosur

«N’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas»

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Une vingtaine de Jeunes Agriculteurs s’étaient donnés rendez-vous en début de soirée sur le parvis de la Préfecture.
Les Jeunes Agriculteurs se sont mobilisés le 2 juillet contre l’accord de libre échange signé le vendredi 28 juin au siège de la Commission Européenne à Bruxelles entre les pays du Mercosur et l’Union Européenne. Rendez-vous était donné à la Préfecture.
«N’importons pas l’Agriculture que nous ne voulons pas». Tel était le slogan inscrit en lettres noires sur un drap blanc et fixé bien en évidence sur les grilles de la préfecture à Nevers. Ce mardi 2 juillet vers 21h, ils étaient une vingtaine de Jeunes Agriculteurs à répondre à l’appel à la mobilisation lancé quelques heures plutôt.
Concrètement, ce nouvel accord de libre échange signé entre les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Venezuela) prévoit la suppression des taxes à l’importation pour les produits chimiques, le vin et les spiritueux entre autres. Plus grave, cet accord prévoit l’arrivée sur le sol français de 99 000 tonnes de bœuf sud américain. Cédric Bernier, le président des jeunes agriculteurs dénonce le double discours du gouvernement français. «On nous demande de produire plus propre et plus sain mais dans le même temps on laisse entrer sur notre sol de la viande qui n’a pas subi les même normes sanitaires que nous. Si cet accord est validé, cela peut signer notre fin à tous» a déclaré le président départemental. Il faut savoir qu’en matière de négociation commerciale de ce type se sont les pays exportateurs qui font les contrôles, alors Cédric Bernier ne se fait pas d’illusions. «Il ne faut pas rêver, on aura de mauvais produits chez nous. Ils ont une traçabilité quasi inexistante. On retrouvera ces aliments dans nos plats préparés» estime t-il.

« Si ça ne bouge pas, nous allons revenir »
Il reste encore quelques mois pour que la profession se mobilise. Car pour être validé, cet accord doit encore avoir l’assentiment des Etats membres de l’UE et le feu vert du Parlement européen. En attendant, une délégation de quatre personnes a été reçue dans la soirée pendant près de trois quart d’heure par la préfète Sylvie Houspic. Interrogé à la sortie de l’entretien Cédric Bernier reste méfiant. «Certes nous avons été écouté mais nous restons pleinement mobilisés. La préfète nous a demandé de ne pas nous alarmer, car il faudra du temps pour obtenir l’unanimité. Pour elle, les choses pourraient être plus compliquées que prévues du côté du Brésil car les pièces industriels que l’Europe va lui envoyer peuvent  poser des problèmes. Et puis elle a estimé que la Nièvre aurait le temps de monter en gamme avant que ce cet accord soit ratifié. Ce à quoi nous avons répondu que l’ensemble des consommateurs n’ont pas les moyens de se payer des produits haut de gamme» a déclaré le Président des JA  en conclusion.
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