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YONNE

[Article mis en ligne le 27-06-2019]

Visite d’un massif de douglas

Le douglas dans l’Yonne, une histoire de 100 ans

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Dans le Morvan, le douglas représente une part importante du paysage forestier.
A l’occasion de l’assemblée générale de Fransylva, au château de Chastellux-sur-Cure, une visite d’un massif classé de douglas de 100 ans a eu lieu, vendredi 14 juin, en compagnie des membres du syndicat des propriétaires forestiers de l’Yonne.
«Le Morvan a la particularité d’être un lieu favorable et reconnu pour le douglas», indique Hugues de Chastellux, propriétaire forestier dans l’Yonne et vice-président du CRPF (Centre national de la propriété forestière) de l’Yonne.
Vendredi 14 juin a eu lieu l’assemblée générale de Fransylva, à Chastellux-sur-Cure. Une réunion suivie d’une visite d’un massif classé de douglas de cent ans de 63 hectares. «La forêt du Morvan, c’est 129 000 hectares, dont 45% sont en résineux où le douglas est la première essence avec l’épicéa», poursuit-il. «Le douglas est un arbre qui vient de l’Etat de Washington, vers Seattle et qui s’étant jusqu’en Californie d’où proviennent beaucoup d’implantation en France», ajoute Antoine Delbergue, responsable de l’antenne CRPF de l’Yonne.
Alors, comment le douglas est-il arrivé dans l’Yonne ? «On exploite du douglas depuis environ 100 ans, dans le Morvan. Il a été importé des Etats-Unis à la fin du 19ème siècle. Mon grand-père en avait planté dans la région», explique Hugues de Chastellux.

Et le douglas se plaît ici. «Dans le Morvan, on a un sol granitique. C’est ce qui correspond le mieux au douglas», continue-t-il. «Il y en a aussi dans le tonnerrois et l’auxerrois. Pour qu’il se sente bien, il doit être au dessus de 300 mètres d’altitude. Sinon, on a des maladies comme la nécroscanbiale du douglas qui apparaissent. Et aussi le risque d’avoir trop de sécheresse». Car cette espèce d’arbre à besoin d’eau. «L’idéal est d’avoir entre 1 000 et 1 200 millimètres d’eau par an, ou du moins ne pas être en dessous de 800. C’est-à-dire de la pluie régulièrement sans qu’il n’y ait de l’eau dans le sol», assure Antoine Delbergue.

Une régénération naturelle
Si, à terme, le douglas est un arbre destiné à être coupé puis vendu, des réglementations sont à respecter. «Les sylviculteurs ont signé une charte avec le Parc régional du Morvan pour veiller à respecter des critères de biodiversité. On limite les coupes rases à moins de dix hectares et on essaye de protéger le paysage en laissant des bandes de feuillus, comme le chêne, entre les plantations de douglas», affirme le propriétaire forestier. «On a aussi un plan de coupe à respecter pour qu’il y ait une rotation entre les coupes sur les parcelles. A chaque fois, on enlève les arbres qui gênent les autres à pousser et c’est ceux-là qu’on vend». Car sous les douglas de 100 ans, «il y a une régénération naturelle», continue Hugues de Chastellux.
C’est aussi «un arbre, au bois rouge, qui pousse très vite. Il faut entre 30 et 40 ans pour avoir un douglas de 50 centimètres de diamètre».

Christopher Levé

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