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NATIONAL

[Article mis en ligne le 24-05-2017]

Alimentation, prix, investissement, dialogue...

Le nouveau ministre présente ses priorités

Pour sa première intervention publique après sa nomination, le nouveau ministre de l’agriculture s’est rendu le 18 mai à la session des Chambres d’agriculture, où il a présenté les chantiers prioritaires de son mandat : états généraux de l’alimentation, juste prix pour les producteurs, investissement.
Nommé le 17 mai, le ministre de l’agriculture et de l’alimentation Jacques Mézard s’est rendu le 18 mai à la session des Chambres d’agriculture, où il a donné les premières orientations de son mandat. Du fait de son ancrage territorial - il est sénateur du Cantal depuis 2008, «-[je] connais ce monde rural, je l’aime. La France a besoin d’une agriculture forte, (…) de paysans qui peuvent gagner leur vie». En ce sens, le nouveau ministre entend travailler avec la profession sur plusieurs points.
En premier lieu, les états généraux de l’alimentation, «beau challenge» qui devra permettre de convaincre les autres maillons de la filière «qu’affaiblir l’agriculture, c’est aussi les affaiblir». Quant à la méthode, Jacques Mézard a insisté sur sa volonté de dialoguer et d’échanger fréquemment avec les différents acteurs. Le nouveau ministre a d’ailleurs également rencontré, à cette occasion, la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, avec qui il aura un entretien plus approfondi dans les jours qui viennent.

Normes et investissement
Autre dossier attendu avec impatience par la profession agricole, celui de la simplification des normes. «Le droit à l’erreur promis par Emmanuel Macron ne sera pas un luxe», a rappelé Claude Cochonneau, président de l’APCA, en accueillant le ministre. Ce dernier, fort de «37 années de droit» (il est avocat de profession), se dit parfaitement conscient de la nécessité de simplifier les normes et les contraintes administratives. Et si la nomination de Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologique peut inquiéter les agriculteurs en demande de pragmatisme, Jacques Mézard estime que les deux hommes «pourront travailler ensemble sans a priori».
Il a affiché une même volonté de collaboration avec Richard Ferrand, ministre de la cohésion des territoires, sans doute pour rassurer les organisations agricoles qui regrettent que le périmètre du ministère de l’agriculture n’ait pas été élargi aux territoires ruraux. Le nouveau ministre a, par ailleurs, rappelé l’importance de l’investissement et a souligné qu’«un choix important» avait été fait, puisque dans le programme agricole d’Emmanuel Macron,
5 milliards d’euros sont affectés à l’investissement pour la modernisation du secteur.
Enfin, interrogé sur sa connaissance peut-être plus limitée des dossiers européens, Jacques Mézard a répondu «qu’il [faut] bien commencer», et rappelé sa grande capacité de travail, une qualité qui est effectivement saluée par tous ceux qui ont eu l’occasion de collaborer avec lui au niveau départemental. Il ne sera cependant pas au prochain conseil européen informel des ministres de l’agriculture, à Malte, du 21 au 22 mai.
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