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NATIONAL

[Article mis en ligne le 06-12-2018]

La FNSEA rencontre le Premier ministre

Contre la matraquage du monde agricole

Dans le cadre du mouvement de revendication des gilets jaunes, la FNSEA s’associe au malaise de la ruralité, délaissée par les pouvoirs publics et dont le pouvoir d’achat, déjà faible, va de nouveau baisser avec l’augmentation des taxes sur le carburant. Les agriculteurs, acteurs de l’économie des territoires, se retrouvent dans ce combat, alors que les charges qui pèsent sur le secteur ne cessent de s’accumuler. Le 29 novembre, la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a rencontré le Premier ministre pour lui faire part de la forte colère du monde agricole.
Le 29 novembre, la FNSEA a été reçue par le Premier ministre, Édouard Philippe, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, pour donner son point de vue en tant que corps intermédiaire, dans le cadre de la crise actuelle et du mouvement des Gilets jaunes. «Avec les représentants des employeurs, Medef, CPME, UPA, Udes, nous avons fait part du manque d’écoute corps intermédiaires et dénoncé la posture verticale du Gouvernement», indique Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. Le monde agricole fait lui aussi face à «des difficultés économiques fortes, un manque de considération, des transitions difficiles à vivre», alors que s’alourdissent la fiscalité et les charges sur le secteur, a dénoncé la présidente de la FNSEA. Avec «une fermeté de ton», Christiane Lambert a rappelé aux Premier ministre que pour sortir de la crise, les agriculteurs attendaient «des signaux importants et immédiats», notamment sur l’augmentation de la redevance pour pollution diffuse, qui pourrait atteindre 80 M€ contre 50 M€ actuellement, de la séparation de la vente et du conseil pour les produits phytosanitaires, mesure de la loi Égalim qui ajoute des charges supplémentaires aux agriculteurs sans pour autant garantir de résultats au niveau de la transition écologique, et des ordonnances très et trop attendues de la loi Égalim.

Interpeller les Pouvoirs publics
Des avancées sur ces sujets sont en effet indispensable, pour les agriculteurs qui subissent par ailleurs un «matraquage insensé de notre activité», s’insurge Christiane Lambert. «Nous avons eu, ne serait-ce que ces dix derniers jours, trois plateformes, que ce soit sur le glyphosate, sur les fermes-usines, ou la start-up d’État, qui accablent les agriculteurs», poursuit la présidente de la FNSEA. Pour elle, c’est la «goutte de trop». Car si la transition écologique est déjà à l’œuvre dans l’agriculture, les agriculteurs ne peuvent pas accepter les charges nouvelles liées à cette transition. Cette dernière «n’est pas possible dans solutions et sans accompagnement», indique la FNSEA. Tout comme la transition et la montée en gamme ne sont pas possibles avec des frontières ouvertes aux importations distorsives, dénonce également la présidente de la FNSEA. Les normes supplémentaires impactent la vie économique des territoires et fragilisent d’autant plus le monde rural. Enfin, cette transition restera impossible sans des prix corrects. La transformation de l’agriculture impose la fin de la guerre des prix sur l’alimentation, pour un retour de valeur aux producteurs qui ont besoin, pour assurer la durabilité, de revenus décents.

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