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NIEVRE

[Article mis en ligne le 04-11-2020]

Faune sauvage

La FDC acteur de la biodiversité

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Benjamin Gauthier, technicien à la FDC et Hervé Compot lors du tour de plaine.
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Exemple d’une bande intercalaire avec du sorgho.
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Cette garenne artificielle a été financée par le Groupement d’intérêts Cynégétique de la Sardolle présidé par Hervé Comport. L’objectif est de favoriser la réintroduction du lapin de garenne.
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Exemple d’interculture avec ici une parcelle de phacélie.
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Une bande enherbée en luzerne dactyle a été semée sur le pourtour de la parcelle de 32 ha sur le site des Pessottes.
La Fédération départementale des Chasseurs a organisé jeudi 29 octobre une visite sur l’exploitation d’Hervé Compot située à la ferme des Pessottes sur la commune de Limon. Cette ferme sert de vitrine au dispositif Agriculture et Faune Sauvage lancé en 2019 et qui a pour objectif de favoriser le retour de la biodiversité sur notre territoire. Une visite très suivie à la fois par les agriculteurs et les chasseurs du département.
Améliorer le potentiel d’accueil, en milieu cultivé, de la petite faune sédentaire de plaine. Tel est l’objectif de la Fédération Départementale des Chasseurs qui entreprend de nouvelles actions en liens avec le monde agricole pour développer la chasse du petit gibier. «Ce projet s’inscrit dans un contexte général d’appauvrissement de la biodiversité. Les responsables cynégétiques de la FDC 58, conscients de l’enjeu à court, moyen et long terme quant à l’avenir de la chasse du petit gibier, souhaitent proposer des solutions alternatives et des bonnes pratiques aux agriculteurs du département» a ainsi introduit Benjamin Gauthier, technicien à la FDC et responsable du programme Agriculture et Faune Sauvage (Agrifaune). Ce dernier expérimente ce dispositif au sein d’une ferme pilote de 225 ha conduite par Hervé Compot, polyculteur-éleveur sur la commune de Limon et Saint-Benin-d’Azy. «En 2020, l’exploitant a mis en place plusieurs aménagements, notamment des jachères environnement faunes sauvages. D’un point de vue cynégétique, ce sont des cultures à gibiers avec l’implantation de plantes particulières qui vont servir à la fois de couvert, de refuges et à l’alimentation du petit gibier. Sur sa ferme, Hervé Compot a réalisé plusieurs aménagements comme la mise en place de cinq parcelles dont 1,95 ha de Sorgho et 4,19 ha de luzerne dactyle et trèfle sous forme de parcelle ou de bandes. Les couverts à bases de maïs sont très intéressants pour fixer un grand nombre d’animaux de petite faune. Par ailleurs, les couverts à base de luzerne dactyle servent à la nidification des oiseaux» détaille le technicien de la FDC.

Un exploitant tourné vers des pratiques vertueuses
Sur le site à la ferme des Pessottes, l’exploitant avait auparavant une parcelle de 32 ha en monoculture. Aujourd’hui, il a redécoupé la parcelle en quatre avec une implantation de trois bandes intercalaires en maïs sorgho tournesol et une bande enherbée sur le pourtour en luzerne dactyle. Elles servent à augmenter le potentiel d’accueil du petit gibier et faire de l’effet de lisière supplémentaire. La FDC souhaite par ailleurs développer les intercultures qui sont obligatoires dans certaines communes pour respecter la directive nitrate. En 2021, le fond Éco-contribution va permettre au Gaec Compot de faire l’acquisition d’une barre d’effarouchement. Cet outil permet à la faune sauvage, qui trouve refuge dans les champs, de pouvoir s’enfuir avant les passages des machines agricoles. Il est prévu également de planter deux haies supplémentaires pour favoriser la biodiversité. Aujourd’hui afin de connaître plus en détail l’exploitation et sa durabilité dans un contexte économique, environnemental et social, une méthode de diagnostic est utilisée par la FDC sur l’exploitation d’Hervé Compot : la méthode IDEA pour Indicateur de Durabilité d’une Exploitation Agricole. C’est un instrument qui intègre à cet effet une échelle agroécologie, socio-territoirale et économique pour apprécier, à l’aide d’indicateurs chiffrés, les forces et les faiblesses du système de production, et identifier des voies d’amélioration vers plus de durabilité. L’organisation du cadre évaluatif de la durabilité repose sur deux approches : une évaluation par les dimensions de la durabilité (cité précédemment) et une évaluation par les propriétés (Ancrage territorial, autonomie, capacité productive…). C’est une méthode essentielle dans la conduite de ce dispositif Agrifaune.

Contact : Benjamin Gayuthier, Service technique
Fédération des chasseurs de la Nièvre
06 76 93 51 31 fdc-58@wanadoo.fr
www.chasse-nature-58.com

Théophile Mercier

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