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Fruits et légumes: Interfel veut régionaliser le programme fruits et légumes à l’école

L’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) va expérimenter la décentralisation du programme européen «Fruits et légumes à l’école». «Les quatre régions qui se sont portées candidates (…) sont les suivantes: Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Paca et Normandie», a indiqué Interfel à Agra presse début août. Le but est de «simplifier» la mise en œuvre administrative, «permettre une meilleure adéquation avec les spécificités régionales» et «impliquer les acteurs régionaux» pour que, in fine, «plus de bénéficiaires potentiels s’y intéressent et s’y impliquent». «On est en train de finir d’écrire les contours [de l’expérimentation] avec l’administration (…) donc cela prendra encore un peu de temps», a ajouté le président d’Interfel Laurent Grandin.

Pac: le ministère précise les dérogations sur les jachères et les rotations pour 2023

Alors que la Commission européenne a récemment autorisé les États membres à prolonger en 2023 les dérogations sur les jachères et la rotation des cultures, «la France a décidé de mettre en œuvre ces possibilités de dérogations, à titre exceptionnel, pour la campagne 2023», indique le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 5 août. «La fauche, le pâturage, ainsi que la mise en culture (...) des jachères seront autorisés», précise la Rue de Varenne. Il s’agit d’une dérogation à la BCAE 8 dans le cadre de la conditionnalité des aides Pac, qui prévoit un minimum de 4% de jachères sur les terres arables. Concernant la BCAE 7, «les agriculteurs français ne seront pas concernés en 2023 par l’obligation de rotation sur 35% des terres arables cultivées».

Sécheresse: Élisabeth Borne active une cellule interministérielle de crise

La Première ministre Élisabeth Borne a activé la cellule interministérielle de crise (CIC) pour «apporter une réponse efficace et coordonnée» à la sécheresse «historique» qui sévit sur le territoire, a annoncé Matignon dans un communiqué le 5 août. Parmi ses missions, la CIC devra réaliser «un suivi» des conséquences de la sécheresse sur le secteur agricole, notamment l’élevage. La Première ministre a demandé aux préfets de département de réunir les commissions locales de l’eau «dès la semaine prochaine», ainsi que les autres structures de concertation locale de gestion de l'eau le cas échéant. D’après Matignon, la sécheresse actuelle est «la plus grave jamais enregistrée dans notre pays» et «pourrait perdurer sur les 15 prochains jours».

L'actualité agricole de la semaine

Loup: Marc Fesneau confirme la volonté de M. Macron de changer son statut

Interpellé le 2 août, lors des questions au gouvernement au Sénat, à propos de la forte progression des populations lupines, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a confirmé les propos d’Emmanuel Macron qui s’était engagé, selon un communiqué de la FNSEA, à «faire évoluer le statut du loup» au niveau européen. le ministre a déclaré commencer à mener «un travail de dialogue avec les autres collègues européens pour réfléchir sur le statut du loup, désormais que nous savons que la population est hors de danger d’extinction». «Il faut donc que l’on repose cette question tranquillement et calmement», a-t-il conclu.

Influenza aviaire: un nouveau foyer confirmé en élevage, dans la Somme (préfecture)

Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène a été confirmé le 30 juillet dans un élevage de dindes à Feuillères (Somme), à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Amiens, annonce la préfecture dans un communiqué le 1er août. «Une opération de dépeuplement des 8000 dindes présentes sur l’élevage concerné a été menée», précisent les autorités. Une zone de protection (dix communes) et une zone de surveillance (37 communes) ont été instaurées; les mouvements d’animaux y sont interdits, et les éleveurs y sont appelés à «respecter strictement les mesures de biosécurité (notamment la mise à l’abri)». Alors qu’un un autre cas a été confirmé le 28 juillet dans la Manche, il s’agit des premiers foyers depuis le 15 mai, date du dernier foyer détecté, dans le Lot-et-Garonne.

Risques climatiques: l’ordonnance sur le pool de co-réassurance parue au JO

L’ordonnance sur la création du pool d’assureurs et du réseau d’interlocuteurs agréés (guichet unique), dans le cadre de la réforme sur la gestion des risques, a été présenté ce jour en Conseil des ministres. Elle permet «la mise en place de trois éléments structurants» de l’architecture à trois étages de la réforme, indique le compte-rendu du gouvernement. L'ordonnance, qui n’a pas encore été publiée au Journal officiel, précise les conditions de mise en place du guichet unique «composé des entreprises d’assurance distribuant l’assurance multirisques climatique (MRC) subventionnée», pour verser l’indemnisation publique au titre de la solidarité nationale. Elle fixe le «cadre pour la création d’un groupement de co-réassurance» (le fameux pool, NDLR)  réunissant les mêmes assureurs mobilisés sur le guichet unique. Enfin, elle précise les modalités de partage des données entre les assureurs et l’État.

Guerre en Ukraine: hausse des exportations agroalimentaires de l’UE vers l’Afrique

En raison de l’arrêt des exportations de céréales russes et ukrainiennes dans le contexte de la guerre en Ukraine, l’UE a compensé cette chute en exportant massivement vers l’Afrique subsaharienne, indique la Commission européenne dans son dernier bulletin mensuel publié le 28 juillet. Les principales denrées expédiées concernent les oléagineux (+83% en volume), les céréales (+27%) et les préparations à base de céréales (+14%). Par ailleurs, toujours en raison de la guerre en Ukraine, les importations de maïs en provenance d'Ukraine ont chuté de façon spectaculaire en mars et avril (-35% en glissement annuel), souligne également l’exécutif européen.

Influenza: un cas en élevage dans la Manche, le premier depuis deux mois et demi

Un cas d’influenza aviaire a été détecté dans un élevage à Saint-Martin-le-Hébert (Manche), dans le Cotentin, nous apprend La Manche libre le 29 juillet (article payant). Les quelque 8500 volailles présentes «vont être abattues», précise le quotidien local; il s’agirait de poulets en bâtiment, de dindes et de canards prêts à gaver. Ce cas en élevage est le premier depuis le 15 mai, date du dernier foyer détecté, dans le Lot-et-Garonne. Depuis la fin du printemps, de nombreux cas ont été rapportés sur des oiseaux sauvages le long du littoral de la Manche, depuis le département du Nord jusqu’au Finistère. La Bretagne avait été particulièrement touchée ces dernières semaines.

Influenza: le plan du ministère pour relancer la production et réduire les risques

Comme attendu, le ministère de l’Agriculture et les professionnels ont finalisé, ce vendredi 29 juillet, le plan visant à relancer la production de volailles après l’épisode d’influenza aviaire 2021-2022, tout en réduisant les risques de futures épizooties. À court terme, l’axe central de ce plan consiste à «maximiser les indemnisations pour pertes économiques dans les zones réglementées», en contrepartie d’un engagement des filières à réduire les densités, indique le cabinet du ministre à la presse. Selon la Rue de Varenne, cette mesure devrait «permettre indirectement de disposer de plus de canetons en zones indemnes» (soumises à une pénurie de canetons), tout en limitant la concentration de la production et donc le risque d’influenza cet hiver.

Dénominations animales: le Conseil d’État suspend l’interdiction pour les protéines végétales

Via une ordonnance du 27 juillet, le juge des référés du Conseil d’État suspend le décret du 29 juin 2022 qui interdit aux produits contenant des protéines végétales d’utiliser des dénominations animales (comme «steak» ou «saucisse»). La plus haute juridiction administrative reproche au gouvernement de ne pas «préciser la liste» des dénominations concernées, ce qui «porte atteinte à la sécurité juridique». Le Conseil d’État a aussi validé un autre argument de Protéines France, l’association à l’origine de la saisine: l’interdiction devait entrer en vigueur le 1er octobre, un calendrier «qui ne permet pas matériellement aux entreprises (…) de modifier les dénominations de leurs produits», selon la requête.

Eau: un sujet «prioritaire» pour la commission du Développement durable (M. Zulesi)

«Dans les prochains mois, je souhaite que l’accès à l’eau soit un sujet prioritaire de notre commission», confie le député Renaissance des Bouches-du-Rhône Jean-Marc Zulesi, président de la commission du Développement durable, dans un entretien à paraître demain dans Agra Presse hebdo. «Alors qu’on parle beaucoup de sobriété, serait-il possible de l’appliquer à la consommation en eau, en faisant évoluer les techniques d’irrigation, voire nos modes de culture?», s’interroge le parlementaire, estimant que «le Varenne de l'eau n’a pas répondu à toutes les questions.» Principal outil envisagé: «Une mission commune avec la commission des Affaires économiques, qui permettrait de travailler sur une trajectoire plus précise» en matière de gestion de l'eau et d'adaptation au changement climatique.

Agenda de la semaine agricole du 1er août 2022

Mardi 2 août
Présentation variétale et premier bilan de la saison des abricots par l'AOPn Pêches et abricots (dans les Pyrénées-Orientales)

Mercredi 3 août
Date prévue pour la Commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi Pouvoir d’achat

Jeudi 4 août
Date prévue pour la Commission mixte paritaire (CMP) sur le PLFR 2022 (projet de loi de finances rectificative)

Eau: le décret sur les volumes prélevables publié «dans les prochains jours» (Fesneau)

Le décret relatif à la gestion quantitative de la ressource en eau en période de hautes eaux paraîtra «dans les prochains jours», a annoncé le 27 juillet au Sénat Marc Fesneau. Issu des travaux du Varenne agricole et de «la nécessité de rendre plus facile l’accès à l’eau», le texte encadrant les volumes d’eau prélevables «sera produit dans les prochains jours», a déclaré le ministre de l’Agriculture, répondant à une question de Pierre-Antoine Levi (Union centriste, Tarn-et-Garonne) sur la lutte contre la sécheresse. Marc Fesneau a par ailleurs admis le «besoin d'accélérer» sur l’objectif de «créer des retenues d’eau qui permettent de faire face à la dérégulation climatique».

Nitrates: FNSEA et ONG dénoncent la complexité des textes

«Les textes sortent en cascade, et nous n’en sommes pas satisfaits du tout.» Pour Thierry Coué, président de la commission environnement de la FNSEA (et à la tête de la FRSEA Bretagne), la méthode comme le contenu du cadre récemment soumis à consultation sur les nitrates sont à revoir. Les discussions avec la profession, rappelle-t-il, avaient été suspendues en septembre 2021. Or, pour Thierry Coué, avec les divers ajouts par rapport au 6e plan, dont la révision de la nomenclature des fertilisants et celle des calendriers d’épandage, «le dispositif est devenu illisible, même pour les spécialistes». De son côté, Eaux et rivières de Bretagne (FNE) qualifie de «cosmétiques» les modifications apportées au plan national, selon Estelle Le Guern, chargée de mission agriculture. Mais, tout comme le syndicat majoritaire, les chambres, ou l’Autorité environnementale, elle déplore elle aussi l’aggravation de la complexité du dispositif.

Influenza: la nouvelle feuille de route présentée vendredi 29 juillet (gouvernement)

Le ministre de l’Agriculture présentera la nouvelle feuille de route sur l’influenza aviaire le 29 juillet, a-t-il annoncé le 26 juillet en répondant à une question de la députée Stella Dupont (Renaissance, Maine-et-Loire). Comme attendu, ce plan portera notamment sur les «outils de prévention et de détection précoce du virus», «l’amélioration (…) des pratiques en termes de biosécurité», ainsi qu’«une meilleure gestion de crise», a confirmé Marc Fesneau, La nouvelle feuille de route comportera bien un volet sur l’accouvage visant à «mieux répartir» les élevages pour les protéger de l’influenza.

Volailles de chair: le poulet du Bourbonnais décroche l’AOP

Un arrêté paru au Journal officiel le 26 juillet homologue le cahier des charges de l’appellation d’origine protégée (AOP) «poulet du Bourbonnais». Il s’agit de la deuxième AOP en volailles, celles de Bresse ayant obtenu l’appellation en 1957. Issu principalement des bocages de l’Allier, le poulet du Bourbonnais est élevé dans des «petits poulaillers en bois sur plancher», indique le site web des volailles fermières d’Auvergne. Chaque bâtiment héberge au maximum 500 animaux, avec un «parcours herbeux ombragé de 3000 m2 minimum». Son alimentation est «riche en céréales locales» (à 70% issues de l’aire d’appellation), et il bénéficie d’un «engraissement au lait» durant ses deux à trois dernières semaines, avant d’être abattu à 101 jours.

Guerre en Ukraine: les Vingt-sept s'engagent à réduire leur demande de gaz de 15%

Pour anticiper toute interruption brutale dans l’approvisionnement en gaz russe dans le contexte de la guerre en Ukraine, les États membres ont réussi – malgré la réticence de certains pays (Espagne, Grèce) – à trouver le 26 juillet un accord politique pour réduire sur une base volontaire leur demande de gaz de 15% entre le 1er août 2022 et le 31 mars 2023. Une baisse qui s'entend par rapport à leur consommation moyenne des cinq dernières années. La Commission européenne avait soumis cette proposition de règlement il y a seulement une semaine. Le texte qui reconnaît le secteur agroalimentaire comme prioritaire prévoit également en cas de grave pénurie une réduction obligatoire de la demande de gaz. Le règlement sera formellement adopté dans les jours à venir par une procédure écrite, précise le Conseil de l’UE.

Nitrates : le 7e programme national soumis à consultation (ministères)

Après une première phase de concertation lancée en septembre 2020, le 7e Plan national d’action nitrates a été soumis ce 25 juillet à consultation publique. «Les huit mesures actuellement en vigueur sont maintenues et aucune nouvelle mesure n’est ajoutée», précisent les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture dans la notice explicative. Ces huit mesures forment la base du cadre qui s’applique dans l’ensemble des zones vulnérables, qui représentent environ 68% de la superficie agricole utile française.

Céréales ukrainiennes : Kiev et Moscou signent, chacun de leur côté, l’accord sur l’export

Après quatre mois de pourparlers, l’Ukraine et la Russie ont finalement conclu, le 22 juillet au palais de Dolmabahçe à Istanbul, avec la Turquie et les Nations unies, un accord relatif à l’instauration de «couloirs sécurisés» afin d’exporter les 20 Mt de céréales ukrainiennes bloquées dans les ports de la mer Noire. Les deux parties ont toutefois signé deux textes identiques, mais séparés, à la demande de Kiev qui refusait de parapher tout document avec Moscou. Présent lors de la cérémonie, le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué qu’il espérait que la signature de cet accord allait «renforcer l'espoir de mettre fin à la guerre en Ukraine».

Négociations commerciales: Intermarché épinglé, sans être nommé, par le gouvernement

À l’issue du comité de suivi hebdomadaire des renégociations commerciales, le 21 juillet, le ministère de l’Agriculture a évoqué, auprès de la presse, les pratiques «très problématiques» d’une centrale d’achat et d’une enseigne, qu’il qualifie de «francs-tireurs». Selon plusieurs sources concordantes contactées par Agra Presse, il s’agirait du distributeur Intermarché et de sa centrale d’achat ITM. Le cabinet du ministre a décrit l’envoi de «notes de crédit» aux fournisseurs de l’enseigne, destinées à «ne pas renégocier le tarif» et ne respectant pas les lois Egalim.

Loup: Emmanuel Macron aurait promis «de faire évoluer le statut» (FNSEA)

En marge du Tour de France dans les Pyrénées, Emmanuel Macron se serait engagé le 21 juillet auprès des éleveurs à «faire évoluer le statut du loup au niveau européen», indique un communiqué de la FNSEA. «Le loup est sous cloche depuis la Convention de Berne, malgré l’augmentation de la population et des attaques», insiste Claude Font, en charge du loup à la FNO (éleveurs d'ovins, FNSEA), alors que 921 loups seraient présents en France selon l’Office français de la biodiversité (OFB). «Les éleveurs peuvent tirer 174 loups cette année, je ne vois pas ce qu'ils attendent de plus», dénonce de son côté Bertrand Sicard, président de Ferus, estimant que la position du président de la République, si elle était confirmée, serait un «scandale».

Agenda de la semaine agricole du 25 juillet

Vendredi 22 juillet
Les députés poursuivent l’examen en plénière du PLFR 2022 (loi de finances rectificative), jusqu’au samedi 23

Mardi 26 juillet
Conférence de presse de WWF sur l’empreinte écologique du système alimentaire
Conférence de presse de Trove research (bureau d’étude) sur le marché du carbone
Conférence de la presse de la FNSEA à l’occasion du Tour de France des femmes (dans la Marne)

Jeudi 28 juillet
Les sénateurs examinent en séance publique le projet de loi Pouvoir d’achat, jusqu’au samedi 30

Fruits: l’Autorité de la concurrence valide le rachat de St Mamet par Intemarché

L’Autorité de la concurrence autorise «sans conditions» le rachat du fabricant de fruits au sirop St Mamet par Intermarché, annonce-t-elle dans un communiqué le 21 juillet. L’Autorité estime que l’opération ne fait pas peser de risque concurrentiel «lié au chevauchement horizontal des activités des parties sur les marchés de l’approvisionnement en fruits frais». Elle ajoute qu’il n’y a pas de risque concurrentiel «par le biais d’effets verticaux», St Mamet étant «plus particulièrement présent sur le marché de la commercialisation de gros, de fruits au sirop, tandis qu’Intermarché est présent sur le marché de la distribution au détail». Enfin, l’Autorité considère «que la nouvelle entité ne serait pas incitée à limiter la commercialisation des fruits au sirop produits par St Mamet auprès des distributeurs concurrents d’Intermarché», car cela entraînerait notamment «une perte significative de chiffres d’affaires» pour le groupe. Le projet de rapprochement avait été annoncé conjointement par St Mamet et Agromousquetaires (le pôle alimentaire du groupe Intermarché) le 28 avril.

PJL pouvoir d’achat: l’Assemblée corrige une «anomalie» sur les retraites agricoles

En première lecture du projet de loi pour la protection du pouvoir d’achat, le 21 juillet, l’Assemblée nationale a adopté un amendement du député André Chassaigne (PCF-Nupes) permettant aux élus locaux retraités de bénéficier de la revalorisation de la pension minimale de retraite agricole à 85% du Smic. Cette revalorisation avait été actée par la loi du 3 juillet 2020, mais les élus locaux ne pouvaient pas y prétendre dans la mesure où ils n’ont pas liquidé l’ensemble de leurs droits à la retraite, vu leur mandat. L’amendement a reçu l’avis favorable du gouvernement.