Des structures qui comptent de plus en plus dans le paysage agricole
La Fédération nationale des Cuma fait le point sur l’activité de ces structures en présentant ses chiffres les plus récents, portants sur l’année 2021.

« La proportion d’exploitations ayant recours à une Cuma progresse, nos groupes embauchent davantage ». Cette affirmation, on la doit à Matthieu Goehry, président de la FN Cuma à l’occasion de la présentation des chiffres d’activité de ces structures. De fait, les Cuma ont le vent en poupe en France. On en dénombre aujourd’hui plus de 11 000 et, en Bourgogne-Franche-Comté, elles sont particulièrement présentes en Côte-d’Or et en Saône-et-Loire. Près d’un agriculteur français sur deux adhère à une Cuma, soit près de 200 000 adhérents à ce jour. En 2021, les Cuma employaient près de 5 500 salariés. En proportion ces structures consacrent 80 % de leur activité à des travaux de récolte, devant le travail du sol (75 %) et le transport et la manutention (70 %). À l’image de ce qui se passe globalement en agriculture, l’activité des Cuma prend aussi fortement en compte les impératifs environnementaux. Ainsi, 34 % des Cuma ont aujourd’hui une activité de désherbage mécanique ou alternatif et 13 % d’entre elles proposent des matériels de semis direct. Au total, les Cuma concentrent 255 000 matériels, du tracteur à la faucheuse en passant par les moissonneuses-batteuses ou les chargeurs télescopiques.
Chiffres d’affaires et investissements en hausse
Le poids économique de ces structures apparaît ainsi de manière flagrante. On le mesure aussi aux chiffres d’affaires qu’elles réalisent : les Cuma adhérentes à la fédération nationale ont réalisé en 2021 un chiffre d’affaires total de 670 millions d’euros. En 2015, il n’était que de 550 millions d’euros. Le chiffre d’affaires moyen par Cuma atteint 66 500 euros, en progression de 6 % sur deux ans. Cette puissance économique, elle se constate aussi si l’on considère les investissements réalisés par les Cuma. Elles investissent d’une manière régulière et croissante, ce qui constitue aussi, de leur point de vue, une justification de la pertinence de leur rôle. En 2021, le total de leurs investissements s’est donc monté à 522 millions d’euros, en progression de 5 % sur deux ans. 57 % des Cuma ont investi cette année-là et l’investissement moyen par Cuma a été de 92 000 euros. Entre 1990 et 2021, les investissements des Cuma ont progressé de 200 % alors que ceux, toutes catégories agricoles comprises, n’ont crû que de 125 % sur la même période. Toujours en 2021, ces investissements de Cuma ont porté, en premier lieu sur des matériels de récolte (3 590), devant les matériels de travail du sol (3 410) et ceux de transport et de manutention (1 810). 78 % des investissements de Cuma sont financés par l’emprunt, avec un montant moyen de 25 000 euros.