Anniversaire
Une année de Drive fermier 58

Chloé Monget
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Cela va faire un an que le Drive Fermier de la Nièvre a ouvert ses portes. Pour l’occasion, une rétrospective s’imposait pour mieux appréhender les nouveaux projets en cours le concernant.
Une année de Drive fermier 58
L’équipe de producteurs à la création du Drive Fermier avec Amélie Vincent (écharpe à carreaux à droite).
Tout a commencé lors du premier confinement en mars 2020. Voilà donc un an que le Drive fermier de la Nièvre propose des produits locaux à ses clients. Mais, au départ, l’initiative, insufflée par la Chambre d’agriculture de la Nièvre et Nevers Agglomération, n’avait pas tout à fait le même aspect qu’aujourd’hui. « Du 9 avril au 7 mai, nous prenions les commandes par téléphone et par mail. Les personnes avaient le choix entre 4 à 5 paniers préparés renouvelés chaque semaine » détaille Clémence Guillaumet, conseillère en diversification à la Chambre d’agriculture de la Nièvre, qui gérait les paniers et les commandes à l’époque. Une véritable machine à gaz comptant environ 867 clients mais qui « devait plus ou moins changer de mains pour se développer pleinement ».

Une appellation contrôlée
Pour que l’initiative soit bien bordée, l’agrément pour l’obtention de l’appellation Drive Fermier 58 est fait en décembre 2020. Pour rappel, Drive fermier est une marque déposée par le réseau des Chambres d’agriculture et son réseau Bienvenue à la ferme. « Bienvenue à la ferme accompagne le développement du e-commerce de produits fermiers grâce à la création des Drives fermiers Bienvenue à la ferme pour répondre à la demande sociétale. Aujourd’hui, plus de 65 points de retrait permettent aux consommateurs de s’approvisionner en France via internet. Couplée au développement d’une plateforme de e-commerce (anciennement appelée Mon panier local et depuis 2020 Socleo), cette solution innovante rend accessible de manière simple et rapide les productions fermières » précise Clémence Guillaumet.

Montée en puissance
Le 4 juin, le Drive fermier passe sous la houlette d’Amélie Vincent, exploitante à la Ferme du Pressoir (Ourouër) et présidente de l’Association Drive Fermier de la Nièvre. À partir de là, les clients peuvent sélectionner les produits qu’ils désirent dans un catalogue en ligne. Finis donc ceux préremplis, ils ont le choix entre du fromage, des légumes, des fruits, de la viande, etc. « Avant la mise en place du couvre-feu nous réalisions environ 60 paniers par semaine pour une facture moyenne de 40 euros par client » rappelle Amélie Vincent. « Aujourd’hui, le panier moyen est de 49 euros par drive. Pour les fêtes de fin d’année, il est monté jusqu’à 65 euros en moyenne » ; une progression certaine dont le glas ne semble pas proche.

Un élan qui continu
Même si Amélie Vincent raconte que la gestion du Drive Fermier lui demande énormément de temps, ce n’est pas pour cela qu’elle compte abandonner, bien au contraire. « Nous avons de nombreux projets, comme l’ouverture d’un quatrième point de retrait. Trois communes sont en lisses, mais je ne peux pas vous en dire plus ». Il faudra donc patienter encore un peu pour connaître l’implantation de ce dernier né. L’autre intention en cours, est la mise en place d’un service de livraison à domicile.  « Les mesures sanitaires nous forcent à trouver de nouvelles astuces pour attirer un peu plus de clients et faire découvrir nos produits locaux ». Cette initiative qui devrait voir le jour d’ici avril se concentrera uniquement sur la ville de Nevers. Les livraisons devraient être effectuées après 18 heures par un prestataire. « Nous souhaitons que cela prospère, car la population apprécie de consommer des produits locaux. Il y a un engouement certain, même si nos produits sont un peu plus onéreux que ceux en grandes surfaces ».
Agricultrice, aide pour le drive ou encore gestionnaire de commandes, Amélie Vincent multiplie les fonctions. « Le temps que je consacre au drive, je ne le passe pas sur mon exploitation. Même si cela est chronophage, je ne suis pas seule, et heureusement ». En effet, lors du retrait des paniers par les clients dans un des points de distribution (Nevers, Saint Benin D’Azy ou encore Azy-le-Vif), d’autres producteurs sont là pour aider. « En général, nous sommes deux ou trois en fonction du nombre de paniers à distribuer. Parfois, on en profite pour montrer au client les produits de son panier qui viennent de notre exploitation ».