Assemblée générale
L'avenir du Parc du Morvan

Chloé Monget
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L’assemblée générale du Syndicat mixte du Parc naturel régional du Morvan s’est tenue le 14 décembre ; l’occasion de revenir sur des fondamentaux pour mieux entrevoir le futur.

Le 14 décembre avait lieu le comité syndical du Syndicat mixte du Parc naturel régional du Morvan. Durant l’événement, les élus ont adopté plusieurs délibérations et ont voté les budgets primitifs de 2022 (1 budget principal et 3 budgets annexes), avec un montant total fixé à 3 300 000 euros pour le budget principal.

Travaux

Pour mieux accueillir les visiteurs à la Maison du Parc, un crédit d’investissement de la Région (à hauteur de 110 000 euros) permettra divers travaux. Parmi ceux-ci, un enclos sera créé pour parfaire l’accueil des randonneurs équestres. Toujours pour que la réception des visiteurs soit optimale, le mobilier sera changé en partie, afin d’être plus adaptés aux personnes handicapées, notamment. Le musée de la Résistance fera aussi peau neuve avec une rénovation. Sylvain Mathieu, président du Parc, insiste : « toutes ces réfections permettront de rendre la réception de visiteurs plus agréable pour tous, et plus confortable ».

La ressource en eau

Courant 2022, un nouveau budget annexe fera son apparition « en lien avec les enjeux climatiques que nous connaissons, liés principalement à la ressource en eau » souligne Sylvain Mathieu. Ce budget sera consacré à la gestion de l’eau et des milieux aquatiques (GEMA) sur le bassin de l’Aron, dès que toutes les intercommunalités en auront confié la compétence au Parc. Il viendra compléter ce que le Parc fait déjà sur le bassin de l’Yonne en matière de gestion de l’eau, des milieux aquatiques et de prévention des inondations (GEMAPI) via le Contrat territorial Eau et Climat (600 000 €, financés entièrement par l’agence de l’eau Seine-Normandie (AESN), la région, le conseil départemental, les cotisations des communes et des intercommunalités). Le Président du Parc a salué l’implication des financeurs dans ce domaine : « L’eau est devenue une préoccupation de tous, et ces financements sont une chance pour le Parc qui reçoit cette aide bienvenue ».

La forêt morvandelle

Outre l’eau, un point a été fait sur la position du parc face aux coupes rases ou dites coupes à blanc. « Elles ont un impact environnemental indéniable. Elles ont aussi des conséquences sur le paysage, et sur nos itinéraires de randonnée Face à cela, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait un blanc vide juridique et qu’il fallait que les coupes à blanc soient soumises à évaluation environnementale préalable, conformément au droit européen de l’environnement » pointe Cécile Guénon, présidente du groupe de travail Biodiversité au Parc naturel régional du Morvan. De son côté, Sylvain Mathieu rassure « nous ne voulons pas interdire toutes les coupes rases, nous voulons juste que toute coupe rase soit étudiée et autorisée en fonction de son impact environnemental ». Pour les Plans Simples de Gestion (PSG), Cécile Guénon spécifie : « pour le moment l’évaluation environnementale n’est pas demandée, mais en principe elle devrait l’être aussi ». Sylvain Mathieu conclut : « Bien évidemment, un accompagnement du parc sur ces questions auprès des propriétaires forestiers sera effectué par les équipes techniques du Parc, notamment pour les conseiller sur les itinéraires techniques alternatifs à la coupe rase ».

 

Le Parc s'étend

17 nouvelles communes ont été labellisées Parc naturel régional du Morvan : Saint-Brancher (89), Magny (89), Menades (89), Empury (58), Mouron-sur-Yonne (58), Sémelay (58), Avrée (58), Fléty (58), Monthelon (71), Autun (71), Broye (71), Mesvres (71), Saint-Nizier-sur-Arroux (71), Charbonnat (71), La Boulaye (71), Dettey (71) et Saint-Eugène (71).