Alliance BFC, qui regroupe les coopératives agricoles Dijon Céréales, Bourgogne du Sud et Terre Comtoise, et l’entreprise TSE, vont développer des projets agrivoltaïques en Bourgogne-Franche-Comté.

Projet agrivoltaïque avec Alliance BFC
L'entreprise TSE développe un système d'ombrières photovoltaïques qui présent l'avantage d'avoir peu d'emprise au sol. Des étudiants-ingénieurs de l'école agronomique de Purpan, à Toulouse, seront associés aux travaux de recherche menés sur ces installations. (Crédit TSE)

C’est une étape supplémentaire de l’implication croissante du monde agricole dans la production énergétique : le 28 avril, Alliance BFC (regroupement des coopératives Dijon Céréales, Bourgogne du Sud et Terre Comtoise) et le producteur d’énergie solaire TSE ont officialisé leur partenariat. TSE, né en 2012, est un producteur indépendant français d’énergie solaire, présent sur l’ensemble de la chaîne de valeur (développement, financement, construction et exploitation). Il exploite aujourd’hui un parc de 14 centrales solaires au sol et de grandes toitures industrielles, qui représente 210 MW de puissance et l’équivalent de la consommation électrique d’environ 110 000 habitants. Dernièrement, il a inauguré la deuxième plus grande centrale photovoltaïque de France, située à Marville, dans la Meuse, d’une puissance installée de 150 MW pour une surface de près de 150 ha. Le groupe réalise un chiffre d’affaires de 27 millions d’euros. Les projets qui devraient être développés dans le cadre du partenariat conclu concerneront des structures de puissances comprises entre 3 et 10 MW. Il s’agit aussi de participer aux essais menés sur les deux sites pilotes de TSE dans le département de la Haute-Saône (en cours de construction) et de la Côte-d’Or (en développement). Ces essais seront menés pendant 9 ans en commun par les équipes R & D de TSE et de l’Alliance BFC, sur les deux sites en question, en grande culture, autour d’une production bio.

Un système d’ombrières

Concernant les projets de puissances comprises en 3 et 10 MW, ils seront répartis en BFC dans des exploitations de différentes typologies (grandes cultures, élevage ou autres) adhérentes des coopératives de l’Alliance. Le système d’ombrières agrivoltaïques que TSE développe consiste en des panneaux solaires rotatifs installés sur des câbles à 5 m de hauteur au-dessus d’un terrain agricole. Grâce à la très faible emprise au sol (0,5 %) des poteaux et haubans – avec 27 m entre deux poteaux –, « la solution est compatible avec la plupart des machines agricoles et pratiques culturales », rappelle l’entreprise. « L’agrivoltaïsme, comme la méthanisation végétale ou encore la micro-méthanisation, font partie du panel de solutions innovantes que nous développons à l’échelle de notre alliance pour diversifier et pérenniser les exploitations agricoles » explique Lionel Borey, président de l’Alliance BFC et de Bourgogne du Sud. « L’agrivoltaïsme présente l’avantage de sécuriser le revenu de nos agriculteurs tout en contribuant à la transition énergétique, c’est un dossier vertueux qui s’inscrit aussi dans la politique RSE de nos coopératives et de l’alliance », ajoute pour sa part Christophe Richardot, directeur général de l’Alliance BFC et de Dijon Céréales. Rappelons qu’Alliance BFC fédère 12 000 agriculteurs adhérents et emploie 1 600 collaborateurs, pour un chiffre d’affaires d’environ 900 M€.