Vie des entreprises
La SAS Ruzé rachetée par Ynovae

Christopher Levé
-

Après plusieurs mois de négociations exclusives, l’acquisition de l’ensemble des parts de la société Ruzé par la coopérative Ynovae a été officialisée le 31 mars. Un rapprochement qui consolide le territoire d’Ynovae. De son côté, le travail de négoce de la SAS Ruzé continuera tel qu’il l’était jusqu’à présent.

Ynovae
Sophie Ruzé et Laurent Poncet (au premier plan), accompagnés de Julie Chabrol et Jean-Luc Billard, ont officialisé le 31 mars l'acquisition de l'ensemble des parts de la SAS Ruzé par Ynovae (photo Ynovae).

Comme le souligne Laurent Poncet, président d’Ynovae, « la coopérative a toujours eu en tête cette notion de territoire ». Alors, lorsque la SAS Ruzé a été mise en vente, c’est donc logiquement qu’Ynovae s’est portée acquéreur.
Après plusieurs moins de négociations exclusives, le rapprochement entre les deux entreprises a été officialisée le 31 mars avec l’acquisition de l’ensemble des parts de la société Ruzé par Ynovae. « Cette décision de se porter acquéreur est intervenue car cela permet de structurer le territoire agricole du département. Ce qui nous aurait gênés, c’est qu’un acteur d’un autre département achète les parts de l’entreprise Ruzé », explique Laurent Poncet.
Le travail de négoce qu’effectue Ruzé n’est pas inconnu pour Ynovae. « On avait déjà une filiale négoce avec Sénograin. La démarche n’est pas du tout la même qu’avec une coopérative. Un négoce s’adresse à des clients, la coopérative à des adhérents. Les agriculteurs sont propriétaires de leur coopérative. Hormis cela, la relation entre l’entreprise et l’agriculteur est quasiment la même, les attentes sont identiques ».

« L’essentiel du changement réside dans la détention des parts »

Si les parts de la SAS Ruzé sont désormais propriété d’Ynovae, l’entreprise Ruzé, telle qu’elle est, continuera d’exister. « On a pris des engagements en disant que l’on ne va pas tout révolutionner. Cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas d’évolution. L’essentiel du changement réside dans la détention des parts », assure Laurent Poncet.
Une mutualisation de certaines compétences et services est prévue pour harmoniser la complémentarité entre les structures. « Ce sera par exemple le cas du service des ressources humaines, ou du service informatique. Mais cela se fera en douceur et en temps voulu », précise-t-il. « La première mutualisation qui sera faite concerne la mise en marché des céréales. Ynovae a déjà mutualisé la mise en vente des céréales avec 110 Bourgogne (dans le cadre de l’Union SeineYonne). Les volumes que l’on collectera avec la SAS Ruzé seront donc mis en marché par l’Union SeineYonne ».
Avec toujours le but, tant pour Ynovae que pour Ruzé, d’apporter le meilleur service possible aux agriculteurs, dans le respect de leurs attentes.