La section des Anciens Exploitants de la FDSEA de la Nièvre (SDAE) organisait jeudi 23 juin son Assemblée Générale à Saint-Saulge. Un moment fort d’échanges autour des enjeux des anciens, revalorisation des retraites en tête, mais aussi un moment de partage et d’ouverture pour la centaine de participants venus bénéficier des enseignements de Michel Gros sur les influences de la Lune.

Une section en pleine forme
Au jardin, dans les champs, dans les prés, les rendements et l’exposition aux maladies sont directement liés aux influences de la Lune. Crédit photo : Lucie Lecointe (FDSEA)

Le 23 juin la section des Anciens Exploitants de la FDSEA de la Nièvre (SDAE) tenait son Assemblée générale à Saint-Saulge. Divers thèmes furent abordés, dont la revalorisation des retraites.

 

Revalorisation des retraites

« Beaucoup de retraités sont dans la difficulté pour accéder aux informations concernant le calcul de leur retraite depuis la mise en place de la revalorisation suite aux lois Chassaigne de novembre (chefs d’exploitation) et février (conjoints collaborateurs et aides familiaux) de la part de la MSA. » explique Yves Delfolie, président de la SDAE avant d'ajouter : « La section a pris l’initiative d’organiser en mars dernier une réunion d’information avec la MSA pour informer sur les droits, les retenues… Beaucoup d’anciens n’ont pas accès à l’outil informatique, nous demandons que les maisons France Services puissent être des guichet d’accueil et des lieux d’information de la part de la MSA ». La Directrice de la MSA Bourgogne, Armelle Rutowski, détaille : « Il faut avoir une carrière complète pour bénéficier de la revalorisation prévue dans la loi ; et avoir eu une activité d’exploitant pendant 17 ans. L’ensemble de la retraite (base et complémentaire) ne doit pas excéder 1035 euros ». Pour sa part,  Régis Gaulon témoigne : « Nous avons été déçus, les courriers laissaient penser que le plafond était de 1035 euros pour la retraite de base ». Alain Namy, administrateur du comité départemental de la MSA sptipule : « L’Etat a ordonné à la MSA de communiquer le chiffre bien qu’il manquait d’explications, sûrement pour des raisons électorales. Nous organiserons une réunion début d’automne entre la section et la MSA pour répondre aux attentes des anciens » ajoute-t-il.

 

Cultiver son jardin

Pour compléter la rencontre, Michel Gros, qui participe depuis des années à la rédaction du Calendrier lunaire, a présenté, lors de l'assemblée générale, les enseignements à tirer de l’observation des mouvements de la Lune pour bénéficier favorablement de son influence, autant pour les cultures, que le maraîchage, la conduite d’atelier bovin….Plusieurs mouvements de la Lune sont à prendre en compte (position par rapport au soleil, distance par rapport à la Terre…) afin de déterminer les périodes les plus propices pour un semis de céréales, la taille d’un arbre, une épilation, une opération chirurgicale pour récupérer plus vite…. « Le premier mouvement à observer est celui de la Lune croissante et décroissante. Plus on va vers la pleine Lune, plus on a de vitalité. Le taux de mélatonine (hormone du sommeil) baisse en moyenne de 30% autour de la pleine Lune ; certaines personnes dont les enfants peuvent être également plus agitées… » explique Michel Gros. Le deuxième mouvement intéressant à comprendre est celui de la Lune montante ou descendante, qui correspond à la position plus ou moins haute de la Lune dans le ciel (à l’image du soleil plus haut dans le ciel en été qu’en hiver). Ce mouvement agit fortement sur la sève : on plantera un arbre, on repiquera, on taillera en Lune descendante, tandis qu’on récoltera les fruits plutôt en lune montante (sève montante). Par exemple, des pommes de terre récoltées en lune montante vont germer plus vite que celles récoltées en lune descendante.

Un autre mouvement intéressant correspond aux différentes constellations zodiacales. Lors de sa rotation, la Lune passe devant différentes constellations d’étoiles qui influencent chacune une partie différente de la plante : racines, feuilles, fruits… « Ainsi, semer une céréale à une date « fruit » donne de meilleurs rendements qu’à une date « feuille ». De même, couper le bois au bon moment permet une plus grande longévité du matériau : prenez pour exemple certaines vieilles charpentes qui ont résisté au temps sans traitement. » illustre Michel Gros.

Autant d’informations précieuses que l’on retrouvera dans l’ouvrage « Calendrier lunaire » qui présente les dates optimales de l’année en cours pour tout un chacun et particulièrement pour le jardinier.